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Typologie des élevages de cerfs en Nouvelle-Calédonie et impact d'un suivi des performances d'abattage

Le Bel S., Salas M., Dulieu D.. 1997. Revue d'Elevage et de Médecine Vétérinaire des Pays Tropicaux, 50 (4) : p. 335-342.

Une typologie des élevages de cerfs a été réalisée grâce à la méthode graphique de Bertin. Quatre grands types d'élevage qui se différenciaient essentiellement selon la superficie des pâturages, le chargement moyen et l'intensification des pratiques d'élevage ont pu être distingués. La campagne d'abattage de 1994 totalisait 1 053 têtes dont 927 ont été concernées par le suivi. Les cerfs abattus étaient des mâles entiers (93 p. 100). Trente-cinq pour cent de l'effectif étaient âgés entre 1 et 2 ans et 48 p. 100 avaient plus de 2 ans. Le pourcentage de carcasses déclassées était de 1,6 p. 100 chez les éleveurs ayant opté pour la pesée comme outil de tri ; chez les autres éleveurs, il était sept fois plus important (12 p. 100 ; différence significative p < 0,001). Le poids vif (PV) moyen des cerfs abattus (n = 510) était de 49,0 + ou - 0,6 kg, le poids carcasse (PC) moyen (n = 927) à chaud après égouttage était de 28,4 + ou - 0,3 kg et le rendement à chaud (RD) moyen était de 56,8 + ou - 0,3 p. 100. Des analyses de la variance conduites sur les variables PV, PC et RD montrent que les facteurs types d'élevage, âge et saison d'abattage avaient un effet significatif. L'effet type d'élevage ne permet pas de discriminer un type d'exploitation plus performant. Les élevages extensifs (type 4) avaient des performances plus faibles par manque de finition de leurs animaux. De 1 à 2 ans, le PC a augmenté de 6 kg (25 kg/31 kg) mais le RD a diminué de 2 p. 100, de 58 à 56 p. 100. La meilleure saison d'abattage était la saison fraîche avec des carcasses de 30 kg et un rendement de 57 p. 100. Une équation de régression significative (p < 0,001) permet de prédire le PC en fonction de PV [PC(kg) = 0,5 PV(kg) + 3,4]. Vis-à-vis des autres pays éleveurs de cerfs rusa, les performances d'abattage obtenues en Nouvelle-Calédonie étaient moins bonnes. Cette différence de niveau de performance est à rattacher au mode d'élevage plus extensif du cerf rusa en Nouvelle-Calédonie. L'amélioration du niveau de production semble liée à une meilleure stratégie alimentaire pendant la saison sèche et à la finition des jeunes mâles abattus avant deux ans.

Mots-clés : cervidae; méthode d'élevage; classification; abattage d'animaux; carcasse; performance de reproduction; contrôle de performance; cervus; nouvelle-calédonie; france; cervus timorensis

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