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Relations entre performances de reproduction, statuts maternels physiologiques, infectieux et nutrionels de chèvres des régions sahélienne et soudanoguinéenne du Sénégal

Ndiaye M., Tillard E., Faye B., Lancelot R., Akakpo Ayayi J., Richard D.. 2000. In : Faye Bernard (ed.). Bilan et perspectives de programmes européens sur les petits ruminants en Afrique : communications presentées au symposium techniques T1, Poitiers, le 20 mai 2000. Bruxelles : Commission européenne, p. 175-198. Conférence internationale sur les caprins. 7, 2000-05-15/2000-05-21, Tours (France).

283 chèvres Djallonké et 193 chèvres du Sahel ont été l'objet, en saison des pluies et en saison sèche, d'une enquête de biochimie plasmatique et de sérologie suivie avec enregistrement de leurs caractéristiques physiologiques en cas de mise bas et contrôle de la croissance des produits. Les différentes prévalences par saison et zone agro-ecologique des infections de la reproduction comme la brucellose, la chlamydiose, la toxoplasmose et la salmonellose ont été établies, de même que les taux plasmatiques d'urée, de glucose et d'acides gras libres caractéristiques de la chèvre du Sahel et des chèvres Djallonké du Sénégal chacune dans son environnement d'élevage. Au plan infectieux, parmi les chèvres ayant mis bas, apparaissent la prévalence appréciable de la brucellose (18 % + 4 n=102) en zone sahélienne et sa rareté en zone soudanoguinéenne (2 % + 1, n = 145). La chlamydiose est apparue à plus de 80 % quelles que soient la saison et la zone écologique. La salmonellose est fréquente parmi les chèvres du Sahel et dans la zone soudanoguinénene avec des prévalences en moyenne annuelle voisines: 28 % + 5, n = 95 et 30 % + 4, n = 148, respectivement. La prévalence de la salmonellose montre en plus de notables variations saisonnières. La toxoplasmose affiche une prévalence toutes saisons confondues plus élevée en zone soudanoguinéenne qu'en zone sahélienne (76 % + 4, n = 132 contre 20 % + 4) avec aussi des variations saisonnières très marquées. Pour les germes testés, la saison des pluies affiche des prévalences plus élevées en zone guinéenne alors qu'en zone sahélienne, la saison sèche correspond aux fortes prévalences de sérologie positive. Au plan biochimique, le taux d'urée plasmatique, toutes saisons confondues, en zone sahélienne est supérieur à celui observé en zone soudanoguineenne (41,9 mg/ml + 10,2, n = 108 contre 26,7 mg/ml + 8,9, n = 162). Mais au plan énergétique, les deux zones affichent des taux moyens en acides gras libres et en glucose plutôt voisins: 0,30mmole/l + 0,17,0,23 mmole/l + 0,12 respectivement en zone soudanoguinéenne; .42 mmole/l + 0,12, .42 mmole/l + 0,12 en zone sahélienne. Une analyse factorielle a permis de déterminer la structure de la population de chèvres enquêtées par rapport à la distribution des différents paramètres étudiés. Il apparaît que le poids à la mise bas, le statut vis-à-vis de la toxoplasmose et le taux d'urée sont les éléments les plus marquants des profils maternels physiologiques, de sérologie et de biochimie dans l'élaboration des performances de reproduction que sont l'intervalle de mise bas, le gain moyen quotidien de poids entre 0 et 45 jours des produits et la taille de la portée et ce, dans les deux zones écologiques.

Mots-clés : performance de reproduction; chèvre; physiologie animale; nutrition animale; maladie des animaux; biochimie; sénégal

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