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Bananes : [2004]

Loeillet D.. 2004. In : Cyclope 2004 : les marchés mondiaux. Paris : Economica, p. 296-299.

Environ 100 millions de tonnes de bananes sont produites annuellement dont 67 à 70 millions pour la banane dessert (à opposer à la banane plantain ou à cuire). Les trois-quarts de la production viennent de 10 pays. L'Inde, le Brésil, la Chine et l'Equateur représentent la moitié du potentiel mondial. En revanche, la carte des exportations mondiales est différente : l'Equateur, le Costa Rica, les Philippines, la Colombie et le Guatemala assurent la majorité des échanges mondiaux, soit 14,7 millions de tonnes et 70% des exportations mondiales de bananes. Les importations mondiales se répartissent entre l'Union Européenne élargie à 25 et les Etats-Unis/Canada pour 4,5 millions de tonnes consommées chacun, le Japon (1 million) et l'ex-URSS (moins d'un million). Depuis plus d'une décennie, les traits communs au marché international bananier sont la perpétuelle réforme de l'Organisation Commune des Marchés de la Banane (OCMB) qui prévôt dans l'UE, le déséquilibre entre offre et demande et, sa résultante, la très forte variation du prix international. La prochaine étape devrait intervenir au 1er janvier 2006, comme convenu lors des accords de 2001. Avant cela, un rendez-vous important est programmé : l'élargissement de l'Union Européenne à dix nouveaux Etats membres le 1er mai 2004. Les soixante millions d'Européens de l'Est consomment de la banane à bas prix, importée des zones de production dollar, sans droits de douane, ni restriction de volume. C'est exactement l'inverse pour l'Union Européenne à 15. L'accord de 2001 stipule que d'ici 2006, l'Union Européenne devra démanteler son système de gestion du marché via des droits de douane différenciés et des contingents, au profit d'une organisation basée uniquement sur le droit de douane, ou système tarifaire (" tariff only "). Un autre sujet préoccupant est le déséquilibre structurel du marché mondial. Depuis 2002, les prix sur le marché international sont bas. Au niveau de l'Union Européenne, le flux de banane semble, avant élargissement, d'ores et déjà trop important pour maintenir des prix élevés. La morosité est de mise au niveau du marché mondial, la production est bonne, le seul espoir de relance serait une réduction providentielle des disponibilités mondiales ou d'hypothétiques plan de relance de la consommation sur les marchés européens et américains, ce qui reste incertain en 2004

Mots-clés : banane; exportation; banane plantain; marché mondial; marché commun; union européenne; accord commercial; acp; prix; contingent des importations; europe; États-unis; amérique latine; afrique

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