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Influence of notillage on carbon sequestration and erosion in Brazil

Bernoux M., Cerri C.C., Cerri C.E.P., Siqueira Neto M., Metay A., Perrin A.S., Scopel E., Blavet D., Piccolo M.D.C.. 2004. In : Roose Eric, De Noni Georges, Prat Christian, Ganry Francis, Bourgeon Gérard. Gestion de la biomasse, érosion et séquestration du carbone. Séquestration du carbone et érosion des sols. Paris : IRD, p. 323-337. (Bulletin du réseau érosion, 23). Colloque international sur l'influence de la gestion de la biomasse sur l'érosion et la séquestration du carbone, 2002-09-23/2002-09-28, Montpellier (France).

Les sols constituent le plus gros réservoir superficiel de C (hors les roches carbonatées), environ 1500 Gt C, ce qui équivaut à presque trois fois la quantité stockée dans la biomasse terrestre, et deux fois celle de l'atmosphère. Toute modification de l'usage des terres et, même pour les systèmes agricoles à l'équilibre, toute modification de l'itinéraire technique, peut induire des variations du stockage du carbone dans les sols. Les pratiques de labour favorisent souvent une aération du sol, qui est propice à l'activité microbienne et conduisent à une dégradation de la structure. Il en résulte sur le moyen et long terme une minéralisation accrue de la matière organique du sol. Du fait de l'absence (ou limitation) des travaux du sol (No-tillage, NT) et d'un maintien d'une couverture végétale permanente (DMC), les systèmes de semis direct favoriseraient la séquestration du carbone et limiteraient l'érosion. Au Brésil, l'apparition du semi-direct dans la Région Sud, au Paraná date du début des années 1970. Un des objectifs majeurs de l'époque était la lutte contre l'érosion, puis les recherches se sont développées vers la gestion des résidus de récolte et leur effet sur la fertilité, que ce soit pour la gestion du phosphore, le contrôle de l'acidité ou la localisation des engrais. Cette pratique, qui a pris une grande extension et continue de s'accroître dans le centre et le nord du pays, occupe actuellement entre environ 18 millions d'hectares avec une très grande diversité de milieux, d'agrosystèmes et d'itinéraires techniques. Au Brésil, la plus part des auteurs donnent des vitesses de stockage du carbone dans des sols sous semis-direct allant de 0,4 à 1,7 t C/ha/yr pour la couche 0-40 cm, avec les taux les plus élevés pour la région centrale du Cerrado. Mais certaines précautions sont nécessaires lors de la comparaison, en terme de séquestration du carbone, des systèmes de semis direct avec les systèmes labourés. Les comparaisons ne doivent pas se limiter au seul stockage de carbone dans le sol, mais doivent prendre compte les changements dans les émissions de méthane et d'oxyde nitreux qui sont des gaz à effet de serres importants. L'adoption des techniques de semis-direct s'accompagne d'une diminution des pertes en sol par érosion de l'ordre de 90% et du ruissellement superficiel de l'ordre de 70%. Ce qui évite ainsi la perte de nutriments qui sont souvent en quantité limite dans les sols du Brésil. Le succès des techniques de semis-direct au Brésil est dû historiquement au contrôle de la fertilité des sols qui est assuré surtout par la préservation de la ressource sol. Plus récemment, ce succès est amplifié par la préservation de la ressource carbone.

Mots-clés : semis direct; matière organique; carbone; stockage; sol; couvert; mulch; polluant; Érosion; gaz à effet de serre; séquestration du carbone; brésil

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