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Farming rusa deer (Cervus timorensis rusa) in southern tropical islands : slaughtering performances and alternative feeding strategies

Grimaud P., Le Bel S., Sauzier J.. 2004. Game and Wildlife Science, 21 (3) : p. 329-341. Symposium international sur l'utilisation durable de la faune sauvage. 6, 2004-07-06/2004-07-09, Paris (France).

Plus de 87 000 cerfs rusa, Cervus timorensis rusa, sont élevés dans les trois îles tropicales francophones: l'Île Maurice, l'Île de la Réunion et la Nouvelle Calédonie, ce qui représente 80% des cerfs rusa élevés dans le monde. À l'île Maurice, l'élevage de 4 400 biches réparti sur environ 10 fermes assure l'approvisionnement en viande hors période de chasse, tandis que 60 000 animaux sont enfermés dans des ranchs d'élevage extensif et chassés de juin à septembre. À la Réunion, un cheptel de 4 200 cerfs rusa (dont 2 300 biches) sur 14 fermes couvre 30% du marché de la venaison. En Nouvelle Calédonie, 29 éleveurs élèvent 13 000 cerfs rusa capturés dans la nature. Parmi les trois Îles, la Nouvelle Calédonie est la seule à conserver une population de cerfs rusa sauvages, estimée à 105 000 têtes. Situées à approximativement la même latitude, ces trois Îles pratiquent un système d'élevage basé sur le pâturage avec recours à des suppléments alimentaires, surtout dans l'Île Maurice. L'analyse du poids de carcasse de jeunes cerfs âgés de moins de 16 mois sur plusieurs années révèle que celui-ci était plus faible dans l'Île de la Réunion [26,7 ± 4.8 (écart type) kg, n = 2 767] que dans l'Île Maurice [29,7 ± 3,8 (écart type) kg, n = 10 270] et en Nouvelle Calédonie (28,4 kg), tous sexes confondus, du fait de la pression du marché et de la médiocrité des pratiques d'élevage dans l'Île de la Réunion. Si les facteurs explicatifs de la variation du poids des carcasses reste la saison d'abattage et les méthodes d'élevage, les poids des carcasses obtenus restent loin de ceux observés quand les animaux sont nourris de façon optimale (50 g). Afin de bénéficier du fort potentiel de croissance du cerf rusa jusqu'à 15 mois, différentes stratégies d'alimentation ont été testées et proposées, combinant une utilisation plus rationnelle du fourrage avec l'addition de compléments alimentaires, tels que des aliments du commerce ou des sous-produits agricoles, par exemple des sous-produits de la culture de là canne à sucre.

Mots-clés : cervidae; Élevage; alimentation des animaux; viande de gibier; production animale; réunion; nouvelle-calédonie; maurice; france; cervus timorensis

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