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Comparaison des variétés utilisées par les cacaoculteurs ivoiriens

N'Goran J.A.K., Sounigo O., Clément D.. 2005. In : 14th International Cocoa Research Conference. Proceedings : rumo a uma economia sustentavel do cacau - quais as estrategias para este fim ?. Lagos : Cocoa Producers' Alliance, p. 95-102. Conférence Internationale sur la Recherche Cacaoyère. 14, 2003-10-13/2003-10-18, Accra (Ghana).

La cacaoyère ivoirienne est constituée d'une part d'Amelonado locaux introduits de longue date en Côte d'Ivoire et considérés comme du matériel traditionnel non amélioré ,et d'autres part de divers hybrides dont des hybrides de type F1 créés dans le cadre d'un programme d'amélioration et diffusés à partir de 1975 à travers des champs semenciers utilisant les pollinisations naturelles, de leurs descendances de types F2 issues de pollinisations libres des hybrides F1 ainsi que d'hybrides F1 obtenus par pollinisations contrôlées. Afin d'évaluer le gain en productivité ainsi que les acquis réalisés au niveau du programme d'amélioration du cacaoyer, un essai a été mis en place contenant les types de matériel végétal cultivés en Côte d'Ivoire. Il s'agit de ceux cités plus haut mais aussi de nouveaux hybrides créés mais non encore largement diffusés. Les données collectées de 1995 à 2001 concernent la production en cabosses saines, en nombre totale de cabosses ainsi qu'en poids de fèves fraîches. La résistance au champ face au Phytophthora palmivora a aussi été évaluée pour les différentes variétés en présence. Les résultats obtenus indiquent que le cacao traditionnel, constitué par l'Amelonado est beaucoup moins productif que toutes les autres variétés. Un rapport de 1 à 4,5 est observé entre la productivité de l'Amelonado et celle des variétés améliorées. En outre au niveau de la résistance au Phytophthora palmivora définie par le taux de cabosses pourries en champ, l'Amelonado est le moins intéressant. Au niveau des variétés améliorées, les hybrides issus de pollinisations naturelles en champs semenciers sont moins intéressants que ceux obtenus par pollinisations manuelles. Les résultats sont discutés par rapport à leur incidence sur la production globale du cacao en Cote d'Ivoire, par rapport à la diffusion de matériel végétal et aussi par rapport aux acquis de la recherche.
Communication de congrès

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