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Programme de lutte biologique contre Aleurotrachelus atratus Hempel, principale espèce d'aleurode nuisible au cocotier aux Comores (Hemiptera Aleyrodidae). Rapport technique en fin d'étape 3 : préconisations pour le contrôle durable d'A. Atratus aux Comores

Borowiec N., Quilici S., Delvare G., Reynaud B., Issimaila M.A., Chadhouliati A.C., Youssoufa M.A.. 2007. Montpellier : CIRAD-AMIS, 22 p..

Les résultats obtenus au cours de la dernière étape du programme montrent une amélioration significative de l'état phytosanitaire des cocotiers aux Comores avec une diminution des niveaux de population d' A. atrattus et un développement beaucoup moins important de fumagine. Cette amélioration est significative sur les îles de Mohélie et d'Anjouan, tandis qu'en Grande Comores, l'âge particulièrement élevé des cocotiers semble être un frein à la reprise de la production de noix. En début d'étape 3, une espèce inédite d'Encarsia, appartenant au groupe longifasciata et probablement d'origine africaine, a été découverte dans l'ensemble de l'archipel des Comores. Il semble que sa présence soit, au moins en partie, responsable de la diminution des populations d'aleurode. Malgré la présence de ce parasitoïde, l'acclimation d'Eretmocerus n.sp, aux Comores est acquise, que ce soit en conditions semi-naturelles (cage en Grande Comore) ou naturelles (Anjouan). La corrélation entre le taux de parasitisme et le niveau de population A. atratus n'est pas toujours très nette, du fait de la présence des deux parasitoïdes et de l'influence d'autres facteurs (climat principalement) sur la dynamique des populations de l'aleurode. Néanmoins, la diminution des population A. atrattus constatée au cours de l'étape 3 en Grande Comore (45%), mais plus intense à Anjouan (58%) et à Moheli (78%) peut être mise en relation avec, d'une part la diminution du taux de parasitisme moyen de 25% en Grande Comore et d'autre part, son augmentation à Anjouan (19%) et Mohélie (55%). Au vu des résultats obtenus, il apparaît important de continuer à suivre l'évolution des populations d'A. aratus et du parasitisme dans chacune des îles de l'archipel. Quelques préconisations sont donc données dans ce rapport afin de permettre un contrôle durable de ce ravageur aux Comores. D'autres mesures apparaissent en outre indispensables à la réhabilitation de la cocoteraie, particulièrement importante pour l'économie comorienne.

Mots-clés : cocos nucifera; aleyrodidae; hemiptera; encarsia; eretmocerus; comores; hemiptera aleyrodidae; aleurotrachelus atratus

Rapport de mission

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