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La Journée Biodiversité Sénégal 2005, Dakar, 17 janvier 2005

Beaulieu N. (ed.), Leclerc G. (ed.). 2005. Montpellier : CIRAD, 1 Cd-Rom. Journée Biodiversité Sénégal 2005, 2005-01-17, Dakar (Sénégal).

Première du genre, la Journée Biodiversité Sénégal 2005 a eu lieu le 17 janvier 2005 au centre IRD de Hann à Dakar. Elle avait pour objectif de catalyser des échanges de connaissances, l'apprentissage, et de promouvoir une meilleure articulation des points de vue entre les chercheurs, les acteurs politiques au niveau national et les intervenants locaux touchés de près par ce thème au Sénégal. Elle a été organisée par le CIRAD dans le cadre des activités de ce centre au sein du programme d'action dans les marges du désert (DMP), en collaboration avec le Centre International d'Agriculture Tropicale (CIAT), l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et l'Institut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA). Elle a rassemblé une trentaine de professionnels activement impliqués dans divers aspects de la recherche et de la gestion de la biodiversité. Parmi les institutions participantes figuraient une bonne partie des partenaires du programme DMP au Sénégal, dont différents centres de l'ISRA, la Direction des Eaux, Forêts, Chasse et Conservation des Sols (DEFCCS), l'Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural (ANCAR), l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD), l'ONG Sahel 3000, le CIAT, l'IRD, le Laboratoire Commun de Microbiologie (LCM) de l'IRD, l'ISRA et l'UCAD, l'Association pour la Promotion de la Femme Sénégalaise (APROFES), et trois élus locaux de communautés rurales du bassin arachidier. Les participants provenaient aussi des représentants de la Direction des Parcs Nationaux (DPN), de l'École Supérieure Polytechnique (ESP), du Pôle Pastoral Zone Sèche (PPZS), du Girardel de l'Université Gaston Berger, du Programme Bassin Arachidier (PBA) de la GTZ, du Centre de Recherche en Développement International (CRDI) et du Bureau d'Appui à la Coopération Canadienne (BACDI). La Journée a été ouverte par des personnalités de la recherche et du paysage politique du Sénégal, et s'est poursuivie par une série de présentations formelles et informelles, de travaux en groupes de travail, d'une restitution et d'une synthèse. D'autres points de vue non-traditionnels sur la biodiversité ont pu être échangés par l'intermédiaire des pauses, avec des rafraîchissements et aliments " bio-divers ", et un spectacle de danse théâtrale sur la biodiversité des sols. Pendant les travaux en groupe de travail, les intervenants se sont divisés selon leur domaine de compétence: politiques, recherche, et développement local. Chaque groupe devait d'abord faire une synthèse de ses contributions à la conservation de la biodiversité, ce qui représentait l'offre de ces groupes d'acteurs ; puis chaque groupe devait formuler trois questions à l'adresse de chacun des deux autres groupes (ce qui représente leur demande), et nommer un porte-parole pour la restitution via un jeu de rôle . L'exercice de restitution, qui visait à présenter et à mettre en adéquation l'offre et la demande à l'aide d'un jeux de rôles mettant en scène les porte parole devant l'ensemble des participants , a été un franc succès si l'on en juge par la performance des porte parole ainsi que par le degré d'attention et d'intérêt des participants. De cette première Journée Biodiversité on peut conclure qu'il existe une panoplie de mécanismes politiques et de résultats de la recherche Sénégalaise mais que leur diffusion et leur application sur le terrain reste problématique. Si le problème du cloisonnement entre politiques et chercheurs semble solvable, les acteurs locaux restent aux prises avec des problèmes bien concrets. La gestion de l'environnement est une compétence transférée depuis l'état vers les communautés rurales dans le cadre de la décentralisation (sauf dans les parcs nationaux), mais le transfert de la responsabilité n'est pas accompagnée d'un transfert des ressources financières et humaines. Il se pose alors le problème du transfert des moyens et des connaissances nécessaires à la gestion de la biodiversité. Il ne s'agit pas d'effectuer un simple transfert mais d'articule...

Mots-clés : biodiversité; gestion de l'environnement; décentralisation; politique de développement; développement durable; développement régional; conservation des ressources; recherche; sénégal; jeu de role; développement local

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