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Forts effets de fondation chez Fusarium xylarioides, champignon responsable d'une maladie émergente du caféier

Bieysse D., Roussel V., Janzac B.. 2009. In : Phytopathologie 2009. 7ème Colloque National de la Société Française de Phytopathologie, 8 au 11 Juin 2009, Lyon, France : livre des résumés. Paris : SFP, p. 43-43. Colloque National de la Société Française de Phytopathologie. 7, 2009-06-08/2009-06-11, Lyon (France).

La trachéomycose des caféiers, due à Gibberella xylarioides (anamorphe F.xylarioides) a été observée pour la première fois sur Coffea excelsa en République Centre Africaine en 1927. Durant les années 1940 et 1950 la maladie a causé des destructions considérables de C. canephora dans plusieurs pays d'Afrique. Un arrachage systématique des plants infectés et une replantation de variétés résistantes ont permit une «éradication» de la maladie. Au début des années 1970 la maladie est réapparue en RDC et s'est étendue à l'Ouganda (1993), puis à la Tanzanie (2000) sur C. canephora. Chez C.arabica, la maladie est signalée uniquement en Ethiopie depuis 1957. L'origine de cette maladie et les processus de dispersion de l'agent pathogène sont inconnus. Pour aborder ces questions, une analyse de la structure des populations et de la spécificité d'hôte de F. xylarioides ont été réalisées. Des populations contemporaines de F. xylarioides provenant de C. canephora et de C. arabica et des isolats historiques (provenant de la première émergence de la maladie) ont été analysés à l'aide de onze marqueurs microsatellites. Les deux populations contemporaines sont différenciées, mais respectivement constituées d'un seul génotype. Des inoculations en condition contrôlées d'isolats de ces populations montrent une spécialisation sur l'hôte d'origine. Ces résultats suggèrent une divergence ancienne des populations contemporaines. Cependant, l'aire d'origine de F. xylarioides n'a pu être identifiée avec les échantillons analysés. La reproduction sexuée est observée au champ dans chaque population et la proportion des gènes sexuels MAT1-1 et MAT1-2 est 1/1. L'absence de diversité est ainsi vraisemblablement due à des forts effets de fondation lors de l'expansion de la maladie. Dans le cas de RDC, le génotype des isolats contemporains et d'un isolat historique collectés en 1960 sont identiques. L'origine de la réermergence de la maladie peut donc être locale. (Texte intégral)

Mots-clés : coffea canephora; coffea arabica; gibberella pulicaris; fusarium; république centrafricaine; Éthiopie; fusarium xylarioides; gibberella xylarioides

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