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Quelle pourrait être la meilleure stratégie de lutte contre l'espèce invasive Bactrocera invadens (Diptera Tephritidae) en Afrique du l'Ouest ?

Vayssières J.F., Sinzogan A.A.C., Adandonon A., Coulibaly O., Van Mele P.. 2009. In : Gestion des insectes ravageurs des cultures et vecteurs de maladies pour un environnement viable et une sécurité alimentaire en Afrique : Current developments. Abstracts of the 18th Conference of the African Association of Insect Scientists, 16-20 Novembe. Nairobi : African Association of Insect Scientists, p. 49-50. Conférence de l'Association Africaine des Entomologistes. 18, 2009-11-16/2009-11-20, Ouagadougou (Burkina Faso).

Bactrocera invadens, espèce d'origine asiatique, menace l'existence même des filières fruitières d'intérêt commercial en Afrique de l'Ouest (mangues, agrumes). Concernant la lutte contre ce ravageur de très grande importance économique l'objectif est de mettre en place un ensemble de méthodes de lutte efficaces, efficientes, économiquement viables et respectueuses de l'environnement. Cet " IPM-package " mettra les populations de B. invadens en dessous d'un SEN ou tout au moins réduira significativement leurs dégâts. L'éradication de cette espèce invasive grâce à la MAT reste illusoire à l'échelle du continent. La mise à profit de l'expérience de WAFFI reste un avantage dans ce cadre que ce soit au Bénin ou dans les 7 autres pays participants à cette initiative. Au Bénin, ont été étudiées et développées depuis 2005 les méthodes de lutte prophylactique, intégrée par les traitements avec le GF-120, biologique et agronomique. Il est évident que l'ensemble des méthodes de lutte proposées ne pourront pas être utilisées dans toute l'Afrique de l'Ouest. Un des intérêts du Projet Régional de lutte contre les Tephritidae du manguier en Afrique de l'Ouest (WAFFI) est d'avoir une approche participative par zone agro-écologique (ZAE). Ainsi, nous commençons à pouvoir appréhender quelles sont les meilleures méthodes de lutte à privilégier pour chaque ZAE de l'Afrique de l'Ouest. Les zones Guinéo-Congolienne, Guinéenne et Sud Soudanienne seront plus propices à la mise en place de méthodes de lutte biologique que dans la zone sahélienne. La combinaison de récoltes sanitaires et de traitement par taches (GF-120) a donné de très bons résultats dans la zone Soudanienne (sl) et peut être exportée et dupliquée dans d'autres ZAE. Un impératif : cet "IPM-package" retenu pour chaque zone doit être appliqué à l'ensemble d'un bassin de production. Le suivi des populations de Tephritidae à travers un piégeage pérenne de détection reste incontournable (avec d'autres indicateurs) afin de pouvoir suivre leurs fluctuations et donc de mesurer les conséquences des actions de lutte. Par ailleurs, l'effort de recherche doit être poursuivi sur B. invadens. (Texte intégral)

Mots-clés : bactrocera; culture fruitière; bénin; burkina faso; afrique occidentale; bactrocera invandens

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