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Biogéographie et histoire des genres Entangrophragma (Meliaceae) et Dacryodes (Burseraceae) en Afrique forestière

Doumenge C., Coppens D'Eeckenbrugge G., Arbonnier M., Todou G., Chevallier M.H., Onana J.M., Niangadouma R., Issembe I., Sene Belinga V., Joly H., Fauvet N., Chevillotte H.. 2010. In : Projet IFORA colloque final de restitution : Colloque Les Iles forestières africaines : modèle d'une nouvelle approche de la dynamique de structuration de la biodiversité, Montpellier, France, 21 et 22 juin 2010. s.l. : s.n., 1 p.. Colloque Les Iles forestières africaines : modèle d'une nouvelle approche de la dynamique de structuration de la biodiversité, 2010-06-21/2010-06-22, Montpellier (France).

De par leurs adaptations climatiques, les espèces étudiées d'Entandrophragma (E. angolense et congoense, E. candollei, E. cylindricum, E. utile) sont fortement différenciées des autres espèces du genre, lesquelles occupent des bas-fonds périodiquement inondés (bassin du Congo), des habitats de montagne (Grands-Lacs) ou des régions de climat plus sec et contrasté (Angola et Afrique australe). Pourtant, l'étude de leur distribution et de leurs enveloppes climatiques ne montre que très peu de différenciation. Seule E. angolense se distingue par une plus grande plasticité. Ces résultats, ainsi que les résultats des premières analyses phylogénétiques, suggèrent un cas de spéciation sympatrique récente. L'omniprésence du caractère décidu dans le genre, ainsi que l'existence d'espèces sous des climats plus secs (précipitations, saison sèche), indiqueraient que ces espèces ont pénétré relativement récemment en forêt humide. Elles ont donc colonisé des régions à pluviométrie intermédiaire, en dehors des refuges forestiers supposés. Les espèces de Dacryodes étudiées présentent aussi des fortes similitudes d'adaptations climatiques, avec un fort recouvrement des aires de distribution potentielles. Ces dernières sont centrées sur le Gabon et le Sud du Cameroun, en particulier dans les régions de refuges forestiers supposés. La plupart des espèces présente une répartition limitée à la région floristique dite de " basse Guinée ". Seuls D. klaineana et D. edulis (espèce domestiquée) ont pu franchir la LVC et le couloir du Dahomey. Les Dacryodes sont adaptées aux forêts humides, en particulier à une humidité atmosphérique élevée (piedmonts et versants au vent, couverture nuageuse durable). Cette faible différenciation dans l'adaptation suggère une spéciation sympatrique probablement récente, contrastant avec une radiation en allopatrie pour les représentants sud-américains du genre. (Texte intégral)

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