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Compte rendu de mission sur le cocotier en Asie du sud est continentale : Thaïlande, Cambodge, Vietnam. 19/03-02/04/2011

Dollet M.. 2011. Montpellier : CIRAD-BIOS, 37 p..

Cette mission en Thaïlande, Cambodge et Vietnam nous a permis de constater l'importance prise par le cocotier dans la région Asie du Sud?est, dans la lutte contre la pauvreté ces dix à quinze dernières années. Les planteurs de cocotiers ne sont plus cantonnés à la production de coprah pour des usines et toujours sous le joug des variations brutales du cours des matières premières. Le cocotier aujourd'hui est une filière très diversifiée, orientée vers des produits à haute valeur ajoutée. Les produits phares du cocotier sont maintenant l'eau de coco, l'huile de coco vierge (VCO), le charbon actif pour l'industrie pharmaceutique ou alimentaire. Le marché est quasiment illimité. La demande vient de partout. La Chine, voisin immédiat est en première ligne, preneuse de tous les produits, depuis la noix brute jusqu'aux produits transformés comme le charbon de bois, les fibres, le lait de coco etc. Le Vietnam est très loin de satisfaire la demande chinoise. Mais, les Emirats du Golfe, le Japon, l'Europe et l'Amérique du Nord sont également de gros clients. Les engrais étant très rarement utilisés pour le cocotier, les arbres n'étant pratiquement jamais traités par des produits phytosanitaires, les produits bénéficient donc souvent du label BIO qui ajoute encore de la valeur. Ainsi la VCO dont les études médicales ont montré l'étendue de ces vertus, vaut en Thaïlande et au Vietnam plus cher que beaucoup d'huiles d'olive vierges de France. Le cocotier fournit donc de plus en plus de travail, constant et durable, et bien rémunéré. Le niveau de vie des planteurs de cocotier et des gens qui travaillent sur les produits du cocotier s'est donc considérablement élevé. Les visites de terrain comme celle de la province de Ben Tre au Vietnam nous a permis d'appréhender les nouveaux enjeux de cette filière mais aussi les nouvelles questions de recherche depuis la plante jusqu'aux marchés et ses conséquences en sciences sociales en passant par les changements climatiques. Des possibilités de collaborations bilatérales sont assez facilement envisageables entre le Cirad et les organismes de recherche des trois pays visités. La construction d'un réseau régional sera sans doute plus compliquée de par la différence des niveaux de moyens et/ou de structuration des 3 pays. (Adapté du résumé de l'auteur)

Mots-clés : coopération internationale; cocos nucifera; viet nam; cambodge; thaïlande; filière

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