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Analyse phytogéographique des forêts d'Afrique Centrale: le cas du massif de Ngovayang (Cameroun)

Gonmadje C., Doumenge C., Sunderland T.C.H., Balinga M., Sonké B.. 2012. Plant Ecology and Evolution, 145 (2) : p. 152-164.

Objectifs - Le massif de Ngovayang (Sud-Cameroun) fait partie des petits sommets qui longent le golfe de Guinée. Cette région est connue pour sa forte richesse floristique et son taux d'endémisme élevé. Ce travail a pour objectif une analyse phytogéographique de ce massif et l'évaluation de ses affinités floristiques avec d'autres sites forestiers d'Afrique centrale atlantique. Méthodes - L'analyse phytogéographique fut basée sur la comparaison des listes d'espèces d'arbres de dhp ? 10 cm, issues de parcelles permanentes de 1-ha établies dans des forêts matures de basse et moyenne altitude d'Afrique centrale atlantique. La liste floristique du massif de Ngovayang retenue pour cette analyse comprend 201 espèces d'arbres. Résultats-clés - Les forêts de basse altitude du massif de Ngovayang sont dominées par les Leguminosae-Caesalpinioideae, suivies des Olacaceae et des Burseraceae, tous taxons caractéristiques des forêts matures denses humides atlantiques. La flore de Ngovayang compte une forte proportion d'espèces guinéo-congolaises (79%) et plus particulièrement d'espèces guinéennes inférieures (30%). L'analyse phytogéographique montre qu'il existe dans la région étudiée une séparation nette entre les sites continentaux et les sites côtiers du domaine bas-guinéen, y compris le massif de Ngovayang. A l'intérieur du domaine bas-guinéen, la discontinuité floristique la plus importante apparaît aux confins du Sud-Cameroun et du Nord de la Guinée-Equatoriale. Ngovayang et Takamanda, situés de part et d'autre de la ligne volcanique du Cameroun, présentent de plus fortes affinités floristiques entre eux qu'avec les autres forêts situées au sud du massif de Ngovayang. Conclusion - Ngovayang pourrait constituer une zone de transition importante entre les forêts du Nigéria et celles s'étendant du Sud-Cameroun jusqu'en République Démocratique du Congo. La charnière climatique séparant les climats boréal et austral semble constituer une barrière phytogéographique plus importante pour les arbres des forêts de basse altitude que la ligne volcanique du Cameroun ou le fleuve Sanaga. (Résumé d'auteur)

Mots-clés : burseraceae; olacaceae; caesalpinioideae; fabaceae; facteur climatique; peuplement forestier; Écologie forestière; inventaire forestier; distribution géographique; biogéographie; forêt tropicale humide; cameroun; afrique centrale

Thématique : Foresterie - Considérations générales; Taxonomie végétale et phyto-géographie; Ecologie végétale

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