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AZORIZ : Spécificité de la coopération phytostimulatrice Azospirillum lipoferum/riz

Chamam A., Sanguin H., Drogue B., Prigent-Combaret C., Bertrand C., Comte G., Mozar M., Picault N., Panaud O., Wisniewski-Dyé F.. 2012. In : INRA ; SFP ; IRD. 10èmes Rencontres plantes-bactéries, Aussois, France, 30 janvier-03 février 2012. s.l. : s.n., p. 74-74. Rencontres plantes-bactéries. 10, 2012-01-30/2012-02-03, Aussois (France).

Les symbioses mutualistes procaryote-eucaryote reposent sur un dialogue moléculaire entre les deux partenaires conduisant à des modifications physiologiques particulières, bien décrit dans le cas des relations Rhizobia-Fabacées. Les symbioses associatives, s'établissant entre les bactéries PGPR (Plant Growth-Promoting Rhizobacteria) et les plantes, sont considérées comme des interactions " simples ", impliquant des réponses peu ou pas spécifiques. Néanmoins, une réponse différentielle suite à l'inoculation par la PGPR Azospirillum a été rapportée en fonction des variétés de plusieurs céréales, et l'inoculation conduit à une modification du métabolisme secondaire du maïs. Le projet AZORIZ vise à analyser la spécificité de la symbiose associative, avec comme modèle d'étude deux souches d'Azospirillum lipoferum et deux cultivars de riz. Avec un système d'inoculation simplifié et contrôlé, les analyses suivantes ont été entreprises sept jours après inoculation : (i) les effets de chaque souche sur les paramètres de croissance de la plante ; (ii) les patrons de colonisation racinaire des souches (iii) la réponse métabolomique de la plante ; (iv) la réponse transcriptomique de la plante et (v) d'Azospirillum. L'analyse des paramètres de montre une réponse différentielle de la plante en fonction de la souche inoculée et indique un effet plus marqué d'une souche sur son cultivar d'origine. Cette spécificité ne semble pas être due à des différences de colonisation puisque les deux colonisent de façon similaire les deux cultivars de riz. Cependant, des modifications significatives du métabolisme secondaire sur les deux cultivars de riz ont été mises en évidence en réponse à l'inoculation, avec des modifications plus marquées pour les extraits issus des racines. Les réponses transcriptomiques des deux partenaires sont actuellement en cours d'analyse afin d'identifier les déterminants génétiques potentiels définissant la spécificité d'interaction.

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