Publications des agents du Cirad

Cirad

Consommations alimentaires en Languedoc-Roussillon

Ledésert B. (ed.), Le Bihan G., Ruiz I., Holdsworth M., Maille S., Belen J., Bernard P., Bricas N., Dormont A.S., Padilla M., Romarin J.P., Rougy B.. 2010. Montpellier : DRASS, 24 p.. (Baromètre santé nutrition 2008).

Depuis 2002, la consommation alimentaire selon les repères du PNNS a évolué en Languedoc-Roussillon de manière positive pour un certain nombre d'aliments : - la consommation de fruits et légumes a augmenté, et ceci plus qu'au niveau national ; - les consommations de féculents et de produits laitiers sont restées stables alors qu'elles ont diminué en France ; - la consommation des aliments du groupe " viande poisson oeufs " a augmenté mais particulièrement celle de poisson, comme au niveau national. Les assaisonnements (sel, mayonnaise, ketchup, beurre, etc.) sont moins présents de manière habituelle sur la table des habitants de la région, comme au niveau national. Concernant les produits gras et salés, la consommation de charcuterie est restée stable alors qu'elle a augmenté en France mais celle de snacks ou de produits apéritifs a augmenté partout. La consommation de produits sucrés est restée stable dans la région alors qu'elle a diminué au niveau national. Enfin, la consommation de plats tout prêts et de produits issus de l'agriculture biologique a beaucoup augmenté. La consommation de boissons alcoolisées est restée stable, comme au niveau national, diminuant pour le vin rouge - même si la consommation de cette boisson alcoolisée reste la plus élevée - mais augmentant pour les autres boissons alcoolisées. Ces évolutions, globalement plutôt bénéfiques, ne doivent pas cacher que les repères de consommation ne sont pas atteints pour une bonne partie de la population, en particulier en ce qui concerne les fruits et légumes et le poisson, ce qui reste surprenant pour une région méditerranéenne. Ce sont surtout les jeunes et les hommes qui sont le plus éloignés des repères de consommation pour tous les groupes d'aliments, mais également les populations à faibles revenus et au chômage (cf. fiche " nutrition, revenus et insécurité alimentaire "). Les interventions mises en oeuvre et soutenues dans la région depuis une dizaine d'années semblent porter leurs fruits mais les efforts doivent être maintenus, en particulier auprès des publics les plus éloignés de pratiques alimentaires favorables à la santé. Il faudra veiller à rendre possible l'atteinte de ces repères de consommation et à continuer de promouvoir une alimentation alliant plaisir, saveurs, équilibre, variété et convivialité !

Documents associés

Document technique

Agents Cirad, auteurs de cette publication :