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Atlas des évolutions des systèmes pastoraux au Sahel : 1970-2012

Touré I. (ed.), Ickowicz A. (ed.), Wane A. (ed.), Garba I. (ed.), Gerber P. (ed.), Atte I., Cesaro J.D., Diop A.T., Djibo S., Ham F., Hamadoun M., Khamis Y., Niang I., Saleh O.M., Métais T., Saley M., Sow N.A., Toutain B., Yahaya S., Akpo L.E., Ancey V., Ba A., Bah A., Damman G., Darly S., De Zborowski I., Diao Camara A., Djaby B., Cornu C., Diallo Seck M., Gaye I.D., Ka A., Leclerc G., Ndiaye P., Passouant M.. 2012. Rome : FAO, CIRAD, 36 p..

Depuis une trentaine d'années, l'élevage pastoral sahélien traverse de grands changements institutionnels, socio-économiques, climatiques et agroécologiques qui bouleversent le mode de vie des populations rurales ; celles-ci deviennent de plus en plus vulnérables. Le SIPSA et ses partenaires ont collecté et analysé pour cet atlas des produits informationnels qui corroborent ces tendances évolutives, mais révèlent aussi l'insuffisance de données historiques et d'indicateurs spécifiques qui permettent d'affiner les analyses et de caractériser, anticiper et gérer les crises pastorales. Durant la période 1972-2012, il se dégage les tendances générales. Sur le plan législatif, le statut de système de production a été reconnu à l'élevage pastoral par plusieurs pays sahéliens, même si les cadres réglementaires diffèrent d'un pays à l'autre. L'harmonisation et l'application des textes régissant la transhumance transfrontalière et la commercialisation du bétail sont très fortement soutenues par les organisations faitières d'éleveurs et reviennent en priorité dans les politiques des institutions et économiques sous -régionales. Sur le plan climatique, après les variations interannuelles des deux dernières décennies et malgré les grandes sècheresses (1968-1974, 1983-1984, 2002-2003, 2005, 2009), la tendance actuelle dans la zone pastorale sahélienne serait une remontée vers le nord des isohyètes, L'enregistrement des feux a révélé de faibles occurrences d'octobre à novembre. On observe cependant de fortes densités au sud de la zone pastorale ainsi qu'aux alentours des zones humides (delta du fleuve Sénégal, delta intérieur du fleuve Niger et lac Tchad). La mobilité pastorale s'est adaptée aux changements sous les effets combinés de l'accroissement du cheptel, de la fréquence accrue des sécheresses et de l'expansion des zones de culture jusque dans les couloirs de transhumance. A ces facteurs s'ajoute la densité accrue des marchés à bétails transfrontaliers, ce qui contraint de plus en plus les éleveurs à créer des itinéraires alternatifs plus longs et dispersés vers le sud. Nonobstant le nombre et la diversité d'infrastructures d'équipements existant depuis une cinquantaine d'années, des politiques d'aménagement insuffisamment coordonnées entre les principaux acteurs et les difficultés d'accès au marché freinent encore l'essor du développement pastoral. Sur le plan socio-économique, les ménages pastoraux diversifient leurs activités tout en développant des mécanismes endogènes non monétaires d'entraide pour atténuer les chocs climatiques, économiques et sanitaires. L'analyse des revenus de ménages en zone pastorale au Sénégal nous renseigne sur l'inégalité des revenus moyens dans et entre les sites pastoraux, liée à leur localisation géographique (marchés, infrastructures sociales de base...) mais aussi et surtout à leur dotation en ouvrages hydrauliques (forage ou puits pastoraux). Depuis plus d'une décennie, la tendance à l'utilisation des nouvelles technologies d'information et de télécommunication et de véhicules motorisés a considérablement perfectionné les stratégies de gestion et de mobilité des éleveurs dans les zones pastorales des pays sahéliens. D'une manière générale, les systèmes d'information et d'alerte précoce opérant au Sahel sont contraints par le manque ou l'absence de données primaires ou de synthèses historiques pertinentes mais aussi d'indicateurs spécifiques renseignés pour caractériser les crises et les tendances évolutives que subissent les systèmes pastoraux sahéliens ; le manque d'organisation en un réseau cohérent des différents acteurs et bénéficiaires (populations rurales, OPE, ...) ; l'insuffisance de l'implication/participation des structures locales et nationales des éleveurs dans la négociation des politiques publiques. Par exemple, rares sont les pays dotés de dispositifs statistiques sur les effectifs exacts de cheptel ou sur le suivi des marchés à bétail situés en zone pastorale. Les écarts constatés

Mots-clés : transhumance; changement climatique; hydraulique agricole; forage d'eau; marché; produit agricole; fourrage; gestion des ressources; incendie spontané; cartographie; bétail; précipitation; recensement agricole; système d'information; système agropastoral; pastoralisme; sahel; burkina faso; tchad; niger; mauritanie; sénégal; mali

Thématique : Elevage - Considérations générales; Economie et politique du développement; Commerce, commercialisation et distribution; Alimentation animale; Météorologie et climatologie

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