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Fièvre de la Vallée du Rift : Les Comores: porte d'entrée du virus?

Roger M., Foray C., Licciardi S., Maquart M., Halifa M., Olive M.M., Girard S., Faharoudine A., Héraud J.M., Cardinale E.. 2011. In : Circulation des zoonoses et des parasitoses dans l'océan indien. Colloque Conjoint Parasitologie-Célébration Vet 2011, 9-11/11/2011 : résumés des communications. Antananarivo : Académie malgache, p. 2-2. Colloque Conjoint Parasitologie-Célébration Vet 2011, 2011-11-09/2011-11-11, Antananarive (Madagascar).

Identifié à Madagascar depuis 1979, le virus de la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) provoque régulièrement épidémies et épizooties dans la région Océan Indien. Lancé en 2009, le programme "AnimalRisk" a déjà mis en évidence lors de sa première phase, un passage important du virus dans la région et notamment dans tout l'archipel des Comores pour lequel aucune information n'était connue à ce jour. En effet, plus d'un ruminant comorien sur trois prélevé a été testé positif à la recherche d'anticorps anti-FVR. La prévalence globale de la maladie est de 32.8% (28.6% - 36.9%) et varie en fonction des îles avec Anjouan 26.6% (20.0% - 33,3%), Grande Comore 34.3% (28,7% - 40,0%) et Mohéli 45.8% (31.7% - 59.9%). Cette nouvelle donnée, aussi importante, méritait d'être complétée afin de savoir si le virus était toujours présent dans l'archipel. L'importation régulière de ruminants tanzaniens par l'Union des Comores ainsi que les échanges formels et informels de personnes et d'animaux entre les îles de la zone sont des risques d'introduction ou de réintroduction des pathogènes et notamment du virus de la FVR. Plus encore, les facteurs potentiels d'endémisation de la maladie doivent être identifiés et caractérisés afin d'évaluer le risque d'apparition de futures épidémies ou épizooties. Pour répondre à ces questions, un large dispositif a été mis en place lors de la seconde phase du programme " AnimalRisk "dans tous les pays de l'Océan Indien affectés par cette maladie. Pour deux zones de Madagascar, cinq de Mayotte et quatre de l'Union des Comores, des animaux sentinelles ont été identifiés et un suivi sérologique et virologique a été réalisé pendant au moins un an. Des nouvelles données sur les flux d'animaux ont été également collectées suite à la mise en place d'un suivi mensuel des échanges au niveau des points d'entrées/sorties probables d'animaux dans les îles de l'archipel des Comores. En parallèle, la caractérisation du milieu ainsi que des pratiques d'élevage et de commercialisation a été effectuée. Enfin, un suivi entomologique, mené en même temps que le suivi animal, a été réalisé sur les mêmes zones afin de recenser les espèces entomologiques hématophages et les vecteurs potentiels du virus de la FVR. Les résultats préliminaires de ce second volet du programme " AnimalRisk " vont tous dans le même sens. Le virus de la FVR est bien présent et circule en période interépidémique dans tous les pays de l'étude. Ainsi, pour la seule Union des Comores, sur une moyenne de 20 animaux suivis par site pour Anjouan et Mohéli et 35 pour la Grande Comore, onze animaux ont séroconverti. Les séroconversion ont été observées sur les trois îles mais l'incidence la plus élevée est observée à Mohéli avec 35.9% des animaux naïfs de l'étude ayant séroconverti sur 15 mois. (Texte intégral)

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