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Circulation de la Fièvre de la Vallée du Rift à Mayotte : Quels sont les facteurs de risque d'infection du cheptel de

Girard S., Jego M., Jego M., Maquart M., Olive M.M., Licciardi S., Roger M., Biteau F., Mérot P., Cardinale E.. 2011. In : Circulation des zoonoses et des parasitoses dans l'océan indien. Colloque Conjoint Parasitologie-Célébration Vet 2011, 9-11/11/2011 : résumés des communications. Antananarivo : Académie malgache, p. 3-3. Colloque Conjoint Parasitologie-Célébration Vet 2011, 2011-11-09/2011-11-11, Antananarive (Madagascar).

L'arrivée de la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) dans la zone Océan Indien, par différentes voies, pose le problème de la circulation virale au sein des îles et entre elles. Le programme " AnimalRisk " qui a débuté en 2008 a dressé, dans une première phase, un bilan de la situation sanitaire des cheptels de ruminants dans les différentes îles de l'Océan Indien : Comores, Madagascar, Maurice, Réunion et Seychelles. Dans une deuxième phase, il tente de comprendre les déterminants de l'épidémiologie de cette maladie. A Mayotte, après l'épizootie de 2008, de nombreuses séroconversions ont ainsi été mises en évidence au sein des troupeaux de ruminants. Les objectifs de notre étude sont de mettre en évidence une circulation virale à bas bruit chez les ruminants en période inter épizootique au sein du cheptel mahorais et identifier les facteurs de risque majeurs d'infection afin de mieux contrôler cette maladie. Pour ce faire, d'une part, un suivi sérologique mensuel (Mars à Août) a été effectué dans cinq élevages situés sur dans différentes zones de l'île. La recherche d'anticorps anti-FVR a été effectuée sur les sérums à l'aide d'un kit de diagnostic ELISA. D'autre part, une enquête sur les pratiques d'élevage et l'environnement a été conduite chez 35 éleveurs du suivi sentinelle FVR des vétérinaires sanitaires ; des prélèvements de sang sur les ruminants de l'exploitation ont accompagné chaque visite. Les résultats sérologiques mettent en lumière une circulation virale silencieuse au sein des cheptels mahorais avec une prévalence de 32% (28%-34%). L'analyse statistique par sélection de modèles (critère d'information d'Akaike) et inférence multi-modèle a permis de montrer que l'abattage sur les exploitations (OR =2.4), le contact des animaux avec un point d'eau (OR=2.6), la faible distance point d'eau/élevage (OR=3.5) et le type de végétation (OR=2.5) constituent des facteurs de risque majeurs d'infection. (Texte intégral)

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