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Essais de désherbage d'une repousse de canne à sucre après une coupe manuelle à La Réunion

Chabalier M., Marion D., Martin J., Arhiman E., Lambert A., Esther J.J., Chiroleu F.. 2012. In : ARTAS ; AFCAS. La canne à sucre source de développement et d'innovation : Congrès sucrier ARTAS-AFCAS, 10-14 septembre 2012, Saint Denis, La Rénion et du 15 au 19 septembre 2012 à Maurice. s.l. : s.n., 12 p.. Congrès sucrier ARTAS-AFCAS, 2012-09-10/2012-09-14, Saint Gilles (Réunion).

A La Réunion, la maîtrise des adventices de la canne à sucre repose sur divers moyens de lutte comme le faux-semis et le sarclage mécanique en plantation, ou après une coupe en vert, le paillage sur repousse. Cependant, la lutte chimique est prépondérante, et la réduction de l'utilisation des herbicides devient un enjeu environnemental important. Environ 75 % des cultures de cannes sont récoltées en cannes entières, coupées manuellement ou à l'aide de 'coupeuses pays', le chargement étant généralement mécanisé. Ces techniques de récolte laissent au sol des bandes quasiment sans paille alternant avec des bandes plus larges abondamment paillées. Dans le cadre d'un projet ECOPHYTO 2018 visant à utiliser moins de produits phytosanitaires, des expérimentations ont été conduites chez des planteurs en coupe manuelle, pour évaluer l'enherbement dans les bandes paillées et non paillées et tester divers itinéraires de désherbage chimique. Dans deux essais implantés chez des agriculteurs après la récolte de la campagne 2011, le paillis - environ 20 T/ha de paille sèche - a réduit l'enherbement global de 80 % en moyenne pendant 3 à 4 mois. Des espèces annuelles, comme Sigesbekia orientalis, ont été particulièrement sensibles à ce paillis, tandis que des espèces vivaces comme Colocasia esculenta ne l'ont pas été. Les indices de fréquences de traitements (IFT) des itinéraires de désherbage testés sont compris entre 1.8 et 4.5 doses homologuées/ha, pour des coûts totaux (main d'oeuvre comprise) allant de 300 à 700 ¿/ha. Les herbicides de pré-levée ont été efficaces même sur paillis, notamment vis-à-vis des deux graminées les plus concurrentielles Rottboellia cochinchinensis et Panicum maximum, qui ne peuvent plus être maîtrisées avec les produits de post-levée homologués à ce jour. Les faibles IFT correspondent à des itinéraires où le premier traitement herbicide est tardif et où les adventices ont le temps de se développer, voire fructifier, ce qui représente un risque malherbologique pour les années suivantes pouvant entrainer des pertes de rendements.

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