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Développement de bases scientifiques pour une gestion et valorisation durable du Tsiperifery (Piper spp.) à Madagascar

Andrianoelisoa H., Razafimandimby H., Rakotondraoelina H., Randrianaivo R.J., Leong Pock Tsy J.M., Ratsara M.H., Manjato N., Danthu P.. 2013. In : Journées scientifiques qualiREG. 3ème édition. QualiREG. QualiREG Food Symposium. Qualité des produits alimentaires en océan Indien.. s.l. : s.n., p. 9-10. Journées scientifiques QualiREG. 3, 2013-11-19/2013-11-21, Saint-Pierre (Réunion).

Le terme Tsiperifery regroupe plusieurs espèces et connait une variabilité intraspécifique. Parmi les 12 Piper rencontrés à Madagascar, Piper borbonense et P. capense sont des espèces indigènes ; Piper pachy-phyllum, P. heimii et les quatre nouvelles sont des espèces endémiques. Le Tsiperifery ou Voatsiperifery est aussi le nom générique d'une épice utilisée depuis fort longtemps par les malgaches. Elle est collectée à partir des poivriers endémiques de la forêt sempervirente malgache. Découvert en 2004 par un gastro-nome spécialiste mondialement reconnu des poivres, le Tsiperifery est resté jusqu'en 2009 un produit extrêmement confidentiel, réservé à la haute gastronomie internationale, un produit à très fort potentiel commercial apparu dans les épiceries fines occidentales. Son prix très élevé atteint 500 euros par kilo. Cependant, les prix offerts par les négociants ont abouti à la mise en place de plusieurs filières nationales et à une exploitation anarchique qui met en danger la survie de ce produit forestier. Aujourd'hui, à l'exception de très rares et très récents travaux d'étudiants, les seuls travaux scientifiques jamais entre-pris sur Tsiperifery sont effectués par l'équipe du DP Forêts & Biodiversité, le MBG en collaboration avec le Cirad à La Réunion. Ce thème de recherche multidisciplinaire a donc pour objectif de fournir des outils pour la valorisation durable de cette ressource entre autres : (i) Evaluer la diversité morphologique et génétique des poivres malgaches afin de compléter/affiner la classification (taxonomie) jusque-là basée exclusivement sur les caractères morphologiques ; (ii) Estimer la variabilité biochimique des poivres et leur composition chimique afin d'identifier les composantes qui lui confèrent son goût et son arôme et tenter d'en comprendre les déterminants (taxonomie, effet terroir, date et mode de récolte, traitement post récolte) ; (iii) Etudier la biologie de l'espèce : écologie, phénologie, mode de régénération, impact des modes d'exploitation et des perturbations de l'habitat sur la ressource.

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