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Distribution of the members of Anopheles gambiae and pyrethroid knock-down resistance gene (kdr) in Guinea-Bissau, West Africa

Dabiré K.R., Diabaté A., Agostinho F., Alves F., Manga L., Faye O., Baldet T.. 2008. Bulletin de la Société de Pathologie Exotique, 101 (2) : p. 119-123.

Une étude entomologique a été réalisée en 2002 dans quatre localités couvrant différents faciès écologiques de la Guinée Bissau : Buba Tombao (forêt), Gabu (savane), Cacheu (mangrove) et Bissau (urbain) afin i) d'étudier la distribution des membres du complexe Anopheles gambiae (Diptera: Culicidae) ii) d'évaluer le statut de résistance de ces vecteurs du paludisme aux insecticides (perméthrine 0.75%, DDT 4%) et enfin iii) de rechercher la présence et la distribution de la mutation kdr au sein de ces populations. Les femelles de moustiques adultes issues de captures matinales à l'intérieur des maisons ont été testées suivant les procédures OMS (kit de bio essai et papier imprégné) afin d'évaluer leur statut de résistance aux insecticides. Les spécimens testés ont été identifiés et caractérisés pour la présence de la mutation kdr par PCR. En Guinée Bissau, dans les localités étudiées, le complexe An. gambiae est dominé par An. gambiae s.s. (avec les deux formes moléculaires S et M représentées) vivant en sympatrie sur le littoral avec une faible proportion d'An. melas. Les populations d'An. gambiae s.s. exposées aux deux insecticides se sont révélées sensibles quelle que soit leur provenance. La mutation kdr Leu-Phe a été détectée en de très faibles fréquences seulement dans deux localités situées respectivement en zone urbaine (Bissau) et en savane (Gabu). Cette mutation est présente uniquement dans la forme moléculaire S à Gabu (avec une fréquence allélique de 0.14) et dans les deux formes moléculaires M et S à Bissau avec des fréquences alléliques respectives de 0.06 et de 0.02. Ces résultats suggèrent que les populations d'An. gambiae s.s., vecteur le plus fréquent du paludisme en Guinée Bissau, demeurent encore sensibles aux pyréthrinoides et au DDT 4%. Ce statut de sensibilité ainsi que la fréquence des gènes de résistance tel que le kdr doivent être surveillés dans le futur particulièrement dans les zones urbaine et de savane soumises à une utilisation intensive d'insecticides.

Mots-clés : anopheles gambiae; distribution spatiale; résistance aux pesticides; insecticide; ddt; perméthrine; résistance génétique; gène; mutation; malaria; vecteur de maladie; enquête organismes nuisibles; afrique occidentale; guinée-bissau

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