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Interaction entre la teigne du chou Plutella xylostella (L.) et ses principaux parasitoïdes en conditions tropicales : approche éthologique, écologique et évolutive

Arvanitakis L.. 2013. Montpellier : UPV, 207 p.. Thèse de doctorat -- Ecologie et biologie des populations, Thèse de doctorat -- Ecologie et biologie des populations.

L'espèce Plutella xylostella (L.) (Lepidoptera : Plutellidae) défoliatrice des choux constitue surtout un problème dans les régions tropicales et subtropicales. La lutte chimique a rapidement montré ses limites du fait de l'apparition de résistance dans les populations. Des moyens de lutte alternatifs ont été mis en place, impliquant principalement des insectes parasitoïdes, parmi lesquels Oomyzus sokolowskii (Kurdjumov) (Hymenoptera : Eulophidae) et Cotesia vestalis (Haliday) (Hymenoptera : Braconidae) qui sont les plus couramment utilisés en raison de leur spécificité envers P. xylostella. Afin de contribuer à une meilleure connaissance du contrôle de la teigne en région tropicale, nous avons étudié les relations hôteparasitoïde entre P. xylostella et O. sokolowskii d'une part, et P. xylostella et C. vestalis d'autre part, en conditions de laboratoire et sur le terrain au Sénégal et au Bénin. Au Sénégal, quatre espèces de parasitoïdes sont présentes sur les chenilles : O. sokolowskii, Apanteles litae, C. vestalis et Brachymeria citrae. Au Bénin, seule l'espèce C. vestalis est présente. Au Sénégal comme au Bénin, les facteurs climatiques contribuent au développement de la teigne et les précipitations ne régulent pas les populations du ravageur. Dans ces deux pays, la teigne n'est pas contrôlée par ses ennemis naturels. La lutte biologique par conservation y est à prendre en considération et l'utilisation de plantes compagnes cultivées en association avec le chou peut être envisagée pour réduire les populations de la teigne. Les études en laboratoire ont montré qu'Oomyzus sokolowskii est un parasitoïde larvo-nymphal performant. Concernant C. vestalis, les femelles détectent et reconnaissent leur hôte grâce aux lipides cuticulaires émis par les chenilles. Des marqueurs moléculaires (isozymes et ISSR) ont confirmé une forte variabilité entre les populations de P. xylostella à l'échelle mondiale, les populations d'Australie et du Japon étant très différentes des autres et formant deux groupes distincts. La structuration des populations semble influencée par le type de climat : tropical et non tropical. (Résumé d'auteur)

Mots-clés : facteur climatique; climat tropical; zone climatique; brachymeria; lutte antiravageur; lutte biologique; zone tropicale; parasitoïde; brassica; relation hôte pathogène; cotesia; oomyzus; plutella xylostella; japon; australie; sénégal; bénin; oomyzus sokolowskii; cotesia vestalis

Thématique : Ravageurs des plantes

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