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Introduction à l'atelier de réflexion : "stratégies de protection des cultures du modèle biologique au territoire"

Clouvel P., Martin P., Brévault T.. 2015. Dakar : UCAD, 2 p.. Séminaire DIVECOSYS sur la gestion agroécologique des bioagresseurs en Afrique de l'Ouest, 2015-06-02/2015-06-04, Dakar (Sénégal).

Au lendemain de la publication du projet scientifique de DIVECOSYS par le collectif (Brévault et al. 2014), la communauté réunie à l'occasion du séminaire se penche sur les stratégies de protection des cultures associant contrôle à la parcelle et régulation des populations de bio-agresseurs à l'échelle du territoire. Le recul historique sur les façons de produire conventionnelle et le retour d'expérience sur les recherches exposés en session 5 (http://www.divecosys.org/presentation/activites/seminaire-dakar-2015) montrent qu'il n'y a pas de solution simple durable dès lors qu'on agit sur un système complexe, à l'exemple du recours exclusif aux pesticides, à des variétés résistantes ou encore auxplantes de service. Face à la complexité des systèmes biologiques sur lesquels s'exercent les pratiques, il n'y aura de stratégie durable que basée sur la mobilisation de plusieurs leviers, et ceci de façon combinée et évolutive. A cet égard, les exposés des sessions 2, 3,4, montrent que les chercheurs envisagent un jeu de techniques élargi pour contrôler et réguler les populations de bio-agresseurs. Les idées sont donc là au sein d'une communauté motivée pour 'produire autrement'. Toutefois, et de façon récurrente, la conception et l'évaluation des pratiques et stratégies aux échelles dépassant celle de la parcelle pose des questions. Produire autrement suppose donc aussi d'observer autrement. Le recours aux outils de Gestion des Connaissances présentés au cours de l'atelier s'inscrivent dans cette perspective (réutilisation, transposition des savoirs), de même que d'autres aspects de modélisation à visée prédictive sur les dynamiques de population de bio-agresseurs (session 5). Outre le 'comment', c'est la question du 'quoi observer qui nous réunit à l'occasion de cet atelier. Tous travaux confondus, l'analyse des 46 résumés transmis au comité d'organisation met en lumière une pluralité d'approches des systèmes biologiques et d'échelle d'action (voir ouverture du séminaire sur le site op. cit.) depuis le modèle biologique simple (bio-agresseur culture) considéré à la parcelle jusqu'à la complexité des interactions entre bio-agresseur, ressources et ennemis naturels au sein du paysage. Dans la conception des techniques destinées à contrôler les populations de bio-agresseurs à l'échelle de la parcelle on constate l'émergence d'une évaluation de leur effet sur les ennemis naturels et donc la régulation biologique, à l'exemple des travaux sur bio-pesticides, ou encore l'approche GIPD la société cotonnière SODEFITEX. Cette mise en mouvement perceptible de la Recherche et du Développement pour 'produire autrement' s'inscrit dans la logique d'action du DP DIVECOSYS. Dans l'état actuel des travaux, le paysage est analysé en regard de propriétés locales en matière d'abondance des bio-agresseurs et de régulation par les ennemis naturels. L'action collective qui permettrait d'amplifier les processus de régulation reste un enjeu de recherche, et c'est dans cette perspective que nous proposons d'entamer une réflexion: ce qu'on connait, les gaps de connaissances et les questions de recherche qui se posent. Sur la plupart de nos terrains d'étude, plusieurs systèmes techniques co-existent dans le temps et l'espace au niveau territoire. Pour prendre l'exemple des vergers au Sénégal, Grechi et al. (2013) en distinguent 4 types selon le niveau d'intrant mobilisé, dont les pesticides, la diversité d'espèces présentes et la présence de haies. La composition spécifique des vergers et la conduite culturale influencent fortement l'abondance des bioagresseurs et la régulation observées au niveau des vergers. Considérés au niveau territoire, ces systèmes techniques interagissent avec les systèmes biologiques et, en tant que ressource et réservoir des populations de bioagresseurs et de leurs ennemis naturels, on émet l'hypothèse qu'ils interagissent entre eux. Toujours à partir du même exemple, les observations dynamiques de contamination par lesmouches des ...

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