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Point de saturation des fibres (PSF) de trois essences de bois d'Algérie

Derbal W., Zerizer A., Gérard J., Guibal D.. 2015. In : Caré Sabine (ed.), Gril Joseph (ed.). 4èmes journées scientifiques GDR Sciences du Bois : programme et résumés des présentations. Clermont-Ferrand : INRA, p. 70-71. Journées scientifiques du GDR 3544 Sciences du bois. 4, 2015-11-04/2015-11-06, Clermont-Ferrand (France).

Une partie de l'eau contenue dans un bois vert remplit plus ou moins complètement les vides cellulaires et intercellulaires. L'évacuation de cette eau (appelée " eau libre ") s'effectue sans retrait du bois. Lorsque l'eau libre a entièrement disparu, le bois ne contient plus que de l'eau liée chimiquement aux parois des cellules, et dont le départ lors du séchage occasionne des phénomènes de retrait à l'origine de déformations du bois. Le Point de Saturation des Fibres (ou PSF) correspond au taux d'humidité du bois saturé en eau liée, taux en dessous duquel le bois subit des variations dimensionnelles dues aux variations d'humidité ambiante. Le PSF est un très bon indicateur du comportement du bois durant le séchage et de sa stabilité dimensionnelle après mise en oeuvre (ou réciproquement de sa nervosité), lors d'échanges d'humidité entre le matériau et le milieu ambiant. Les trois essences étudiées, le Pin d'Alep (Pinus halepensis), le Chêne Zéen (Quercus canariensis) et le Chêne Afarès (Quercus afares), sont parmi les plus abondantes en Algérie mais leur utilisation reste limitée, notamment pour les deux Chênes du fait de leur nervosité. Le PSF de chacune des 3 essences a été déterminé sur 15 échantillons de 20 x 20 mm de section transversale et 10 mm de hauteur prélevés dans 2 billons provenant de 2 arbres. Initialement saturés en eau dans un autoclave (méthode du vide et pression), ces échantillons ont été séchés et stabilisés en enceinte climatique successivement à des taux d'humidité voisins de 18%, 12% et 6% (soit respectivement 85% d'humidité relative de l'air et 30°C, 65% d'HR et 20°C, 30% d'HR et 20°C). Ils ont été ensuite stabilisés en étuve sèche jusqu'à l'état anhydre. Leurs dimensions transversales (plan RT) ont été mesurées sur les échantillons saturés et après chaque stabilisation. Ces dimensions ont été utilisées pour calculer les " variations surfaciques " entre l'état saturé et chacun des quatre états stabilisés. Sur chacune des courbes [Taux d'humidité] = f [Variations surfaciques du plan RT] de la figure 1, le PSF de chaque échantillon est déterminé en extrapolant l'ordonnée à l'origine. Les dimensions R et T prises à l'état saturées et à l'état anhydre ont également été utilisées pour calculer les retraits linéaires totaux. Le tableau 1 présente les valeurs moyennes des retraits linéaires et du PSF obtenus pour les 3 essences étudiées. L'utilisation du retrait surfacique pour déterminer le PSF permet de s'affranchir des différences de comportement du bois suivant la direction radiale et tangentielle : le PSF déterminé à partir de l'évolution du retrait radial entre l'état saturé et l'état anhydre apparait toujours différent de celui déterminé à partir de l'évolution du retrait tangentiel. (Texte intégral)

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