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Petite agriculture et politiques publiques : revues d'expériences. Contribution au projet TCP/TUN/3502

Tonneau J.P., Valette E., Bélières J.F., Sourisseau J.M., Bosc P.M., Faysse N., Dugué P., Piraux M., Bonnal P., Losch B., Marzin J., Faure G.. 2016. Montpellier : CIRAD, 50 p..

L'étude " Petite agriculture et politiques publiques : revues d'expériences" propose une analyse des dispositifs d'appui à la petite agriculture, en l'illustrant par deux études de cas au Brésil et au Maroc. Elle est organisée en introduction, 6 parties et une conclusion. La première partie définit le domaine de l'étude en précisant les politiques agricoles qui seront étudiées. Une seconde partie est consacrée à la définition de la catégorie "petite agriculture" en confrontant cette définition à celle d'agriculture familiale. Une réflexion sur les différentes trajectoires possibles de la petite agriculture en est déduite. La troisième partie est une revue des différentes politiques mobilisées en appui à la petite agriculture. Une attention particulière a été donnée aux politiques foncières et à l'organisation de la profession, en se référant à l'expérience de la France, dont le modèle a inspiré les politiques Tunisiennes. Les quatrième et cinquième partie s présentent deux études de cas, Brésil et Maroc , en analysant l'articulation des différentes politiques. Depuis 20 ans, le Brésil est devenu une référence en matière de politiques publiques pour l'agriculture familiale et la petite agriculture. Le Maroc est proche géographiquement de la Tunisie et a lancé un projet ambitieux de modernisation de son agriculture, avec la volonté, au moins affichée, d'intégrer sa petite agriculture. Une synthèse résume les éléments les plus pertinents pour la Tunisie. Une conclusion donne quelques orientations pour la recherche menée en Tunisie. L'étude analyse l'impact des politiques publiques en fonction des objectifs donnés à l'agriculture, et à la place que pourrait prendre la petite agriculture, avec ses atouts, dans la réponse à ces objectifs. Cette place passe probablement par la définition d'un projet alternatif qui n'est pas le projet d'intégration aux filières et de production à grande échelle ; la petite agriculture n'a pas les capitaux nécessaires et la concentration foncière, inévitable, a conduit, souvent, dans les autres pays à la disparition de la petite agriculture . Ce n'est pas non plus un projet de niches de produits de qualité, à forte plus-value. Du fait de la rareté donnée à ces produits, le nombre d'exploitations concernées est par nature réduit. La petite agriculture peut-elle être porteuse d'un modèle de développement durable, intégré, garantissant, à la fois, une production en quantité (en maintenant un nombre élevé de producteurs), une qualité des produits (des productions écologiques), avec de faibles impacts sur l'environnement (des pratiques agro-écologiques) et une distribution équitable des revenus ? Le Brésil offre à sa petite agriculture les moyens d'expérimenter ce projet ambitieux, en construction. Au contraire le Maroc privilégie l'intégration de la petite agriculture dans les filières et les marchés de l'agrobusiness. Le Projet Maroc Vert veut financer la modernisation et l'intensification de la petite agriculture en cherchant à éviter la concentration foncière, grâce aux mécanismes de l'agrégation. Constatons que les deux projets sont encore en phase d'expérimentation et que les solutions ne sont pas évidentes. (Résumé d'auteur)...

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