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Bois tropicaux

Karsenty A.. 2016. In : Chalmin Philippe (ed.). Cyclope 2016 : les marchés mondiaux. "A la recherche des sommets perdus". Paris : Economica, p. 475-481. (Cyclope).

Une année contrastée en ce qui concerne l'importance des échanges, mais des prix (presque) tous en baisse. Si le ralentissement de la croissance chinoise a fait le malheur des exportateurs d'okoumé, notamment au Gabon, l'appétit soutenu de l'Inde pour les bois tropicaux a profité au Sarawak, qui y exporte 60 % de ses grumes. Les cours de l'okoumé, fer de lance de la production gabonaise, ont dégringolé de près de 40 % en grumes et de près de 30 % en sciages, du fait de stocks chinois importants tout au long de l'année. À l'inverse, les cours du padouk, essence très prisée sur le marché indien, se sont appréciés d'environ 15 à 20 %, que ce soit en grumes ou en sciages. Cela en fait l'un des bois africains les plus chers, avec des prix Fob dépassant nettement le millier d'euros pour le bois scié. Les cours de l'ayous, principale essence de la production camerounaise, sont restés stables. Le sapelli, essence clé pour les pays du bassin du Congo, a vu son prix s'effriter, tant en grumes qu'en sciages, du fait d'une vive concurrence des méranti d'Asie du sud-est, qui bénéficient de la dépréciation du ringgit malaisien et de la roupiah indonésienne. Quant aux contreplaqués, si les prix sont restés globalement stables en 2015, ils demeurent très inférieurs à ceux de 2011-2012.

Mots-clés : bois; grume; bois débité; grume de placage; commerce international; marché; prix; prix de marché; exportation; production du bois; Économie forestière; Économie de marché; bois tropical; afrique; chine; gabon; afrique centrale

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