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Evaluation de l'efficacité de la moustiquaire dans la lutte contre les ravageurs du chou et un agent vecteur du paludisme (Anopheles gambiae s.l. (Giles, 1902), à Bimbresso (Sud-Ouest, Côte d'Ivoire)

N'guessan-Kouassi M.A., Tia E., Boby A.M.O., Martin T., Vanga A.F.. 2017. In : Omondi Aman Bonaventure (ed.), Kekeunou Sévilor (ed.), Ouali-N¿goran Mauricette (ed.), Salah Faiza Elgaili Elhassan (ed.), Tanga Mbi Chrysantus (ed.), Getu Emana (ed.), Zanou Elisabeth (ed.), Ayelo Pascal (ed.). Livre des résumés de la 22ème Réunion et Conférence de l¿Association Africaine des Entomologistes : ¿Vers une amélioration du bien-être humain grâce à la gestion de la diversité des insectes dans un monde en mutation¿. Wad Medani : AAIS, p. 92-92. 22nd Meeting and Conference of the African Association of Insect Scientists, 2017-10-23/2017-10-26, Wad Medani (Soudan).

L'étude vise à évaluer l'efficacité de la moustiquaire dans la lutte contre les ravageurs du chou pomme (Brassica oleracea var. capitata, Linné., 1753) et un agent vecteur du paludisme à Bimbresso, au Sud-Ouest de la Côte d'Ivoire. Plus spécifiquement, il s'agit d'évaluer la perception du paludisme par les populations locales, et les dommages causés aux choux par les ravageurs, ainsi que le rendement des cultures. L'impact de la moustiquaire imprégnée sur la production larvaire de Anopheles gambiae a également été étudié. Les parcelles de chou ont été mises en place selon six modalités : une protection à l'aide de moustiquaire imprégnée de Deltaméthrine la nuit et en permanence ; une protection à l'aide de moustiquaire non imprégnée la nuit et en permanence ; une protection insecticide sans moustiquaire et un témoin sans insecticide ni moustiquaire. Une enquête CAP a également été réalisée. Celle-ci montre que seulement 10 % des populations utilisent la moustiquaire imprégnée pour se protéger contre la nuisance culicidienne. Dans les parcelles de chou, les dommages les plus faibles, causés par les chenilles, les pucerons et les criquets ont été observés au niveau des moustiquaires imprégnées installées en permanence (12,60 % des plants attaqués). Celles-ci ont mieux protégé le chou contre les ravageurs que les moustiquaires imprégnées installées de nuit (30,04 %), les insecticides chimiques (40,59 %) et les moustiquaires non imprégnées installées de nuit (61,11 %), ou en permanence (38,65 %). Les moustiquaires imprégnées et les moustiquaires non imprégnées appliquées en permanence ont permis d'obtenir les rendements les plus importants (33,3 et 34,92 tha-1), contre 25,5 tha-1 pour le traitement insecticide. La protection des parcelles de chou à l'aide de moustiquaires imprégnées a permis également de limiter significativement la production larvaire de Anopheles gambiae et de réduire de 40 % l'émergence des adultes.

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