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Usages des plantes à effet pesticide au Cameroun. Poster communications ¿ P47

Tagne A., Silvie P., Martin P., Ndzana Abanda R.F.X., Tindo M., Fekam Boyom F., Bokogo C., Ntaffeu E., Chimi L.. 2018. In : Abstract book Natural products and Biocontrol 2018. Perpignan : IBMA; Agri Sud-Ouest Innovation, p. 79-79. International Congress of Natural Products and Biocontrol 2018. 4, 2018-09-25/2018-09-28, Perpignan (France).

Les pesticides d'origine végétale constituent une des alternatives à la lutte chimique avec des produits de synthèse et un moyen complémentaire aux autres méthodes de lutte. Dans le cadre du projet Knomana (Knowledge management), portant sur la gestion des connaissances et la conservation des données relatives aux plantes pesticides en Afrique (http://urlz.fr/6P4a), un état des lieux des usages expérimentaux (laboratoire et champs) et des utilisations par les producteurs a été réalisé. La recherche des articles publiés, leurs saisies pour alimenter une base de connaissances et l'analyse préliminaire effectuée ont permis de recenser 48 espèces végétales utilisées au Cameroun pour protéger 14 espèces végétales : Apium graveolens, Citrus sinensis, Monodora myristica, Oryza sativa, Phaseolus vulgaris, Pisum sativum, Solanum lycopersicum, Sorghum bicolor, Triticum sp., Vigna mungo, Vigna radiata, Vigna subterranea, Vigna unguiculata, Zea mays. Les travaux ont notamment concerné la composition chimique des extraits de plantes, leurs propriétés insecticide et antimicrobienne. Les usages relevés concernent la protection des semences contre des maladies telles que la pourriture des racines et des épis du maïs causé par le champignon Fusarium verticiloïdes, la maladie des taches brunes du riz (due au pathogène Bipolaris oryza) et le flétrissement de la tomate (Ralstonia solanacearum). Les connaissances enregistrées relevant de la protection contre les insectes des cultures concernent essentiellement ceux des denrées stockées comme Sitophilus zeamais ou Callosobruchus maculatus et d'autres espèces du genre Sitophilus. À ce stade de la collecte des informations les usages en protection foliaire semblent donc faibles dans ce pays. Les résultats obtenus indiquent clairement qu'il existe plusieurs plantes à effet pesticide dans la flore végétale du Cameroun. En dehors du neem (Azadirachta indica) déjà bien connu en Afrique, des espèces apparaissent intéressantes à exploiter de façon extemporanée par les agriculteurs ou à développer de façon commerciale à l'exemple de Ocimum gratissimum, Callistemon citrinus, Cymbopogon citratus, Ageratum conyzoides, Tephrosia vogelii, Bidens pilosa, Commelina benghalensis, Emilia coccinea, Erigeron floribundus, Eucalyptus tereticornis, Euphorbia hirta, Oxalis barrelieri, Podocarpus milanjianus. Dans certains cas, l'adoption nécessitera des études complémentaires sur les risques de toxicité vis-à-vis des organismes non cibles (dont l'homme) et de l'environnement.

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