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Comment protéger ses fruits et légumes sans pesticide chimique en Côte d'Ivoire

Martin T., Toure M., Kouassi A., Ouali Ngoran M., N'Gbesso M., Coulibaly, Koné D., Fondio L.. 2019. Abidjan : AAIS, 1 p.. Réunion et conférence scientifique de l'African Association of Insect Scientists (AAIS). 23, 2019-11-18/2019-11-22, Abidjan (Côte d'Ivoire).

Sous les tropiques les cultures sont attaquées par de nombreux ravageurs dont l'intensité des infestations varie suivant les plantes, le système de culture, le lieu et le régime pluviométrique. Les ravageurs sont principalement des insectes et des acariens. En Côte d'Ivoire la lutte chimique est la principale si ce n'est l'unique méthode utilisée pour protéger les cultures maraichères. Mais en raison d'un manque de formation des agriculteurs, de la pression des ravageurs et de la forte valeur ajoutée des fruits et légumes, les pesticides chimiques ne sont pas utilisés suivant de bonnes pratiques, trop souvent et en trop grande quantité mettant en péril notre santé et notre environnement. Pour éviter ces risques de contamination une nouvelle méthode de protection contre les ravageurs des cultures de tomate et de chou a été évaluée en station de recherche. Cette méthode est basée sur l'association d'une lutte physique avec des tunnels couverts de filets anti insectes et d'une lutte biologique avec des biopesticides. Pour renforcer leurs défenses naturelles, les plantes ont bénéficié d'une irrigation goutte à goutte et d'une fertilisation organique à base de composte. Les résultats montrent de façon significative une protection supérieure contre les ravageurs et un meilleur rendement ? des plantes cultivées sous filets anti insectes combinés à la lutte biologique comparés à la lutte biologique utilisée seule, qui reste supérieure elle-même au témoin non traité. Ces résultats s'expliquent par la protection quasi complète que procure le filet contre les papillons et les mouches dont les larves attaquent directement la production. La lutte biologique appliquée de façon préventive réduit le risque d'installation des piqueurs suceurs sur les cultures. Ces résultats encourageants confirment ceux obtenus dans des études réalisées dans d'autres pays d'Afrique mais doivent encore être confirmées sous les différentes conditions climatiques de Côte d'Ivoire. S'ils se confirment des études d'analyses cout/bénéfices seront réalisées pour évaluer la rentabilité et le retour sur investissement de ces technologies.

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