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L'épizootie de fièvre catarrhale du mouton en Corse 2000-2002

Gourreau J.M., Zientara S., Hendrikx P., De La Rocque S., Sailleau C., Breard E., Hammoumi S.. 2002. In : Dridi Amor (ed.), Kechrid Faouzi (ed.), El Hicheri Khaled (ed.), Boussalmi Bechir (ed.), Hammami Salah (ed.), Haddouchi Salma (ed.), Ben El Hedi Samia (ed.). Book of abstracts of the 27th World Veterinary Congress, September 25-29, 2002, Tunis, Tunisia. Lyon : MERIAL, p. 343-343. World Veterinary Congress. 27, 2002-09-25/2002-09-29, Tunis (Tunisie).

Présente dans le Bassin méditerranéen depuis 1998, la fièvre catarrhale du mouton a été suspectée puis confirmée en octobre 2000 dans le sud du département de la Corse; elle s'est rapidement développée vers le nord dans le mois suivant, touchant à la fois les ovins et les bovins. Le principal vecteur de la maladie s'est révélé être Culicoïdes imicola, vraisemblablement apparu en Corse deux à trois ans plus tôt depuis la Sardaigne. Deux évolutions distinctes de la maladie ont été observées suivant l'état sanitaire des animaux: dans les troupeaux où des affections intercurrentes (gale, pasteurellose, parasitisme) étaient observées, la morbidité avoisinait 60% et la mortalité 40% sur les malades. Dans les troupeaux en bonne santé, nourris et abreuvés en quantité suffisante, la maladie a évolué sous une forme bénigne, la morbidité avoisinant 20% et la mortalité 5% sur les malades. Les symptômes et lésions se sont avéres cohérents avec ceux observés en Sardaigne et en Tunisie en 2000 mais les oedèmes semblaient être toutefois plus atténués. Une dizaine d'isolats viraux ont été obtenus. Les séquences nucléidiques des segments génomiques 7, 10 et 2 (des souches corse mais aussi tunisienne) ont été déterminées et comparées avec celles de la souche vaccinale utilisée en Corse. Les séquences des isolats corses 2000 et 2001 sont identiques et semblables à celles de la souche tunisienne; en revanche, des mutations sont observées dans les segments de hi souche vaccinale, ce qui permet une différenciation entre souche sauvage et souche vaccinale. Deux campagnes de prophylaxie médicale ont été instaurées, la première dès janvier 2001, et la seconde, en novembre de la même année avec un vaccin monovalent acquis auprès de l'Institut Vétérinaire d'Onderstepoort (RSA). Les modalités et résultats de cette vaccination seront détaillés au cours du congrès. (Texte intégral)

Mots-clés : épidémie; fièvre catarrhale ovine; morbidité; contrôle de maladies; vaccination; corse; france

Communication de congrès