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Construction régionale basée sur l'exploitation pétrolière en Amazonie équatorienne

Grijalva Olmedo J., De La Torre T., Azevalo V., Barrera V.H., Poccard Chapuis R., Tourrand J.F.. 2003. In : Dugué Patrick (ed.), Jouve Philippe (ed.). Organisation spatiale et gestion des ressources et des territoires ruraux : actes du colloque international, 25 - 27 février 2003, Montpellier, France. Montpellier : CIRAD, 1 Cd-Rom. Colloque international sur l'organisation spatiale et gestion des ressources et des territoires ruraux, 2003-02-25/2003-02-27, Montpellier (France).

L'Amazonie équatorienne s'étend sur 140 000 Km2 des contreforts andins à l'ouest aux plaines alluviales des bassins des rios Tigre et Napo à l'est. Jusqu'à la fin du 20ième siècle, l'Amazonie équatorienne est restée en marge des grandes dynamiques régionales qu'elles soient de l'ère précolombienne, puis de l'occupation espagnole à partir du 16ième siècle ou de la république d'Equateur depuis le 19ième siècle. L'exploitation pétrolière démarre dans les années 60. Au cours des 20-25 premières années, elle transforme la région avec un impact plus important sur la société que sur les écosystèmes. En effet, les surfaces concernées par l'exploitation de la ressource et la construction des infrastructures, essentiellement routes et oléoducs, sont minimes. Les nouveaux migrants se concentrent le long de ces axes routiers sans véritablement s'enfoncer dans les massifs forestiers. Les systèmes de culture mis en place s'inspirant de ceux de la Sierra exigent peu d'espace. En revanche, d'une économie basée sur l'exploitation des ressources forestières naturelles, les communautés natives et les anciens villages de colons deviennent fortement dépendants de l'exploitation pétrolière, tant par les emplois créés que par les fonds pétroliers injectés dans le développement local et la conservation des ressources naturelles. La crise que traverse l'ensemble des pays andins depuis une dizaine d'années génère des exclus, principalement dans les régions surpeuplées de la Sierra, pour lesquels une migration et une implantation agricole en Amazonie constitue une des rares alternatives. De plus, fuyant la guerre de la coca, de nombreux réfugiés colombiens passent la frontière et s'installent. Les communautés indigènes revendiquent une plus grande participation aux décisions concernant leurs territoires. Il en résulte une pression accrue sur les ressources forestières. Le défit actuel est la gestion de la manne pétrolière pour l'intégration de nouveaux migrants, le développement durable des communautés natives et la préservation des écosystèmes forestiers.
Communication de congrès

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