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Nitrogen, phosphorus and potassium budget under the cocoa ecosystem : produce harvesting phase

Afrifa A., Ofori Frimpong K., Appiah M.R., Acquaye S., Snoeck D.. 2010. In : 15th International Cocoa Research Conference : cocoa productivity, quality, profitability, human health and the environment. Lagos : Cocoa Producers' Alliance, p. 395-404. Conférence internationale sur la recherche cacaoyère. 15, 2006-10-09/2006-10-14, San José (Costa Rica).

Le cacao est la pierre angulaire de l'économie du Ghana depuis près de 75 ans. Depuis son introduction, le secteur cacaoyer a été basé sur l'exploitation de la fertilité des sols, accumulée sous la forêt. Ceci a donc entraîné peu à peu l'appauvrissement du sol en nutriments et la dégradation des terres. Actuellement, il existe de vastes surfaces de terres dans la ceinture cacaoyère où le type de sol serait idéal pour la cacaoculture, mais dont la situation est tout à fait inadaptée. Cette contribution évalue les effets à long terme de la production cacaoyère au Ghana sur une période de 75 ans, et notamment l'utilisation de l'azote, du phosphore et du potassium présents dans les sols. Les principaux nutriments extraits des sols sur cette période et les quantités équivalentes des divers types d'engrais ont été estimés et comparés aux revenus obtenus par les agriculteurs par la vente de leur production. Selon cette estimation, la production totale de fèves de cacao séchées sur la période de 75 ans, soit de 1930-31 à 2004-05 a été de 23,3 millions de tonnes, soit une moyenne de 311 000 tonnes par an. Les quantités d'azote, de phosphore et de potassium extraites du sol par les fèves ont été estimées à 655 400 t, 42 400 t et 144 600 t respectivement. Ceci équivaut à 655 400 tonnes, 100 300 tonnes et 173 500 tonnes de N, P2O5 et K2O respectivement. Selon ces estimations, 3,2 millions de tonnes de sulfate d'ammonium, 218 000 tonnes de superphosphate triple et 289 200 tonnes de chlorure de potassium, ou leurs équivalents, seraient nécessaires pour réapprovisionner le stock de nutriments appauvri. En plus de ces quantités, il faudrait appliquer chaque année au moins 42 667 tonnes de sulfate d'ammonium, 2 908 tonnes de superphosphate triple et 3 856 tonnes de chlorure de potassium (ou leurs équivalents) pour maintenir la production annuelle moyenne de 311 000 tonnes de fèves de cacao séchées par an. Bien que les mêmes quantités de nutriments soient extraites par l'enveloppe des cabosses de cacao, ces quantités reviennent dans le sol, puisque l'on laisse pourrir les enveloppes sur le sol des exploitations. À partir de ce bilan, la contribution analyse le besoin urgent de rétablir et de soutenir la fertilité des sols de cacaoculture au Ghana, afin de maintenir les niveaux de production actuels. (Résumé d'auteur)

Mots-clés : theobroma cacao; ghana

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