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Contribution des chaînes de valeur rizicole et maraîchère à la sécurité alimentaire et aux revenus dans les bas-fonds dans les régions Sud du Bénin et du Mali : perceptions des agriculteurs

Sounkoura A., Ousmane C., Eric S., Urbain D., Soule A., Sonia P., Huat J.. 2011. In : Innovations agricoles au service du développement durable : Contributions des finalistes de l'édition 2009/2010 des concours scientifiques ouverts aux femmes africaines et aux jeunes professionnels. Accra : FARA, p. 51-56.

L'intensification et la diversification des systèmes de culture rizicole et maraîchère dans les bas-fonds contribuent à la sécurité alimentaire et à la génération de revenus substantiels. Les principaux problèmes de l'utilisation durable des bas-fonds sont liés à la dégradation des ressources naturelles et à la pollution accrue associée à la croissance démographique, aux parasites et aux maladies des végétaux, ainsi qu'au faible accès au marché des intrants et des produits pour l'intensification. L'intensification des systèmes d'exploitation agricole dans les bas-fonds nécessitera la promotion d'un système de chaînes de produits à forte valeur, comprenant notamment le riz et les cultures maraîchères, à productivité accrue et à faible coût unitaire de production et des ressources naturelles. Le Projet du Centre du riz pour l'Afrique mentionné ici s'inscrit parfaitement dans le présent cadre de promotion des chaînes de valeur rizicole et maraîchère, tout en assurant la protection des ressources naturelles. La présente étude a identifié des systèmes de production, évalué leurs limites et analysé la rentabilité des meilleurs systèmes de culture du riz et des cultures maraîchères. Un échantillon de 235 producteurs a été sélectionné au Bénin et au Mali, en fonction de l'utilisation d'intrants et de l'accès aux marchés des produits. Quatre principaux acteurs de la chaîne des valeurs interviennent dans les bas-fonds : les producteurs, les transformateurs, les commerçants et les consommateurs. La présente étude met l'accent sur les producteurs. Les principales contraintes signalées par les planteurs sont des attaques d'insectes et d'oiseaux, le faible accès aux marchés des produits et la non disponibilité des principaux facteurs de production (semences, pesticides, petit matériel) dans les deux pays. D'autres contraintes sont liées aux coûts élevés du transport, aux pertes post-récolte et à la mauvaise conservation des cultures maraîchères et des tubercules frais. Les systèmes les plus rentables dans les bas-fonds sont ceux basés sur le riz et une culture maraîchère (gboma, une espèce du Solanum) utilisant des semences améliorées, suivis du système comportant le riz et le gboma utilisant des variétés améliorées de riz telles que le NERICA, plus des engrais chimiques et des herbicides. Le riz associé à des variétés améliorées de pommes de terre et des engrais chimiques était plus rentable au Mali. La monoculture du riz n'est pas rentable au Bénin, surtout à Vovokanmey. Les femmes pratiquent davantage la monoculture du riz au Mali.. (Résumé d'auteur)

Mots-clés : système de production; plante racine; sécurité alimentaire; analyse économique; rentabilité; culture maraîchère; zea mays; système de culture; oryza sativa; agriculteur; bénin; mali

Thématique : Economie de la production; Systèmes et modes de culture

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