Publications des agents du Cirad

Cirad

Gestion durable et exploitation clandestine de bois d'oeuvre dans la forêt classée d'Ambohilero, commune rurale de Didy

Randrianarivelo G., Montagne P., Ravelona M.. 2012. In : Montagne Pierre (ed.), Bertrand Alain (ed.). Kajiala, Tattali, Djekabaara : valoriser les produits pour mieux conserver les forêts. Tome 1 : Les expériences nationales. Madagascar. Antananarivo : CITE, p. 87-106.

Le projet GESFORCOM devait participer à la mise en place de l'aménagement forestier de la forêt d'Ambohilero. Cet aménagement, fondé sur le transfert de gestion des ressources forestières des "kijana" à hauteur de surfaces représentant moins de 30% des surfaces de ces terroirs, devait permettre de renforcer l'aménagement mis en place précédemment par le projet FFEM-Biodiversité (2002-2007). L'exploitation concertée des ressources ligneuses de ce massif est un des principaux axes de cet aménagement. En ce sens, il s'oppose à la mise en place des contrats GCF par l'ONG Conservation International (CI) où toute exploitation est prohibée. L'article présente de façon historique les interventions de l'Etat, appuyé ou non par des organismes. Il montre comment d'année en année, on est passé d'un cadre où l'exploitation était autorisée par des permis d'exploitation de gré à gré, à un système où l'exploitation est prohibée, y compris au niveau des VOl à l'image de ceux installés parle projet FFEM-Biodiversité. Il montre comment l'exploitation illicite ou "drodaka" est présente dans le massif depuis une cinquantaine d'années et répond à des causes à la fois économiques (la pauvreté des populations forestières) et socio-culturelles. Face à cette situation, il paraît difficile de vouloir décréter un arrêt de ces exploitations illicites. Les contrats de conservation GCF ne sont pas en mesure d'empêcher cette exploitation. Le projet GESFORCOM, en relation avec le projet FFEM-COGESFOR, aborde la question en considérant que, si les moyens de l'Etat ne lui permettent pas d'empêcher le drodaka, il convient de mettre en place les conditions d'information et de formation des VOl et des bûcherons qui puissent, en prenant en considération leurs contraintes, notamment liées à la pauvreté, arrêter un cadre d'exploitation raisonné où les volumes commercialisés restent conformes aux capacités des kijana du massif.

Mots-clés : pauvreté; histoire; intervention de l'état; bois de coeur; réglementation; politique forestière; ressource forestière; développement durable; conservation des ressources; gestion des ressources naturelles; aménagement forestier; pratique illégale; forêt tropicale; madagascar

Thématique : Production forestière; Législation; Economie et politique du développement

Documents associés

Chapitre d'ouvrage

Agents Cirad, auteurs de cette publication :