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Répartition spatiale des populations de Sahlbergella Singularis HAGL. (Hemiptera: Miridae) et dégâts causés sur de jeunes cacaoyers agroforestiers sans ombrage au Cameroun

Mahob R.J., Babin R., Ten Hoopen G.M., Sounigo O., Dibog L., Bourgoing R., Yédé, Cilas C., Bilong C.F.B.. 2012. In : 17th Conférence Internationale sur la Recherche Cacaoyère : Résumés. Lagos : Alliance des Pays Producteurs de Cacao, p. 79-79. Conférence Internationale sur la Recherche Cacaoyère. 17, 2012-10-15/2012-10-20, Yaoundé (Cameroun).

L'objectif de cette étude était d'analyser la répartition spatiale des populations de S. singularis et les dégâts causés sur les jeunes systèmes agroforestiers de cacaoyers n'ayant pas encore d'ombrage. L'étude a été menée dans douze plantations cacaoyères âgées de 5 ans situées dans la région du Centre du Cameroun. Trois modèles spécialisés différents ont été utilisés pour l'analyse: la loi de puissance de Taylor, la distribution binomiale négative et les semivariogrammes. Les populations de S. singularis étaient fortement agrégées dans les plantations étudiées. Les dégâts récents, à savoir les lésions dues aux prélèvements alimentaires sur les bourgeons et les cabosses, étaient aussi agrégés mais moins clairement que les populations de mirides. Les dégâts plus anciens, à savoir les chancres sur les troncs et les branches, étaient répartis plus régulièrement, mais certaines zones des plantations étaient plus endommagées que d'autres. Ces résultats apportent des informations sm l'historique des infestations par les mirides sur ces jeunes plantations sans ombrage, et suggèrent que, si les populations de mirides sont généralement regroupées, les zones d'infestation varient dans l'espace et dans le temps, ce qui aboutit à des dégâts cumulés assez homogènes. Toutefois, la présence d'infestations plus importantes dans certaines zones des plantations cacaoyères pourrait indiquer qu'il y a des zones qui offrent de meilleurs conditions écologiques (sous la forme d'un habitat et/ou d'aliments) pour les mirides. Ces conditions écologiques semblent être partiellement déterminées par le génotype de cacaoyer. Notre étude contribue à la compréhension des facteurs sous-jacents qui régissent cette répartition, par exemple, l'écologie de l'alimentation et de la reproduction de S. singularis, le génotype de cacaoyer, etc., et ces éléments doivent être pris en compte pour les stratégies de lutte intégrée contre les ravageurs contre S. singularis, en particulier dans les plantations cacaoyères sans ombrage.

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