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Pratiques phytosanitaires dans la zone maraîchère des Niayes

Diatte M., Brévault T., Labou B., Sylla S., Sall D., Diarra K.. 2015. Dakar : UCAD, 1 p.. Séminaire DIVECOSYS sur la gestion agroécologique des bioagresseurs en Afrique de l'Ouest, 2015-06-02/2015-06-04, Dakar (Sénégal).

En Afrique sub-saharienne, les cultures maraîchères constituent une composante essentielle du développement agricole. Cependant, les bioagresseurs, en particulier les insectes ravageurs, sont un frein majeur à l'amélioration de la productivité et de la qualité de la production horticole. Pour limiter les pertes de récolte, les producteurs ont recours à la lutte chimique, avec de potentielles dérives dans l'utilisation des insecticides, en particulier lorsque ceux-ci perdent leur efficacité suite au développement de résistance chez les ravageurs ciblés. L'objectif de cette étude est de dresser un état des pratiques phytosanitaires des producteurs dans la zone des Niayes. Pour cela, des enquêtes ont été réalisées auprès des producteurs sur un total de 116 parcelles de chou et 98 parcelles de tomate de la zone des Niayes, suivies du repiquage à la récolte. Les résultats de l'enquête montrent une variabilité importante entre producteurs dans la conduite de la protection phytosanitaire de leur parcelle, avec un nombre de traitements insecticides par parcelle allant de 0 à 12 pour un cycle de culture (4 traitements en moyenne). Aucune différence n'est observée entre cultures de chou et de tomate. Le nombre moyen de traitements est plus important dans les zones sud (4.5) et nord (4.2), que dans la zone centre des Niayes (3.4). Dans la zone Nord, près de la moitié des traitements est réalisée avec des organo-phosphorés (OP), tandis qu'ils ne représentent que 22% dans la zone sud, ou les pyréthrinoïdes sont davantage utilisés (30%). La zone centre se caractérise par une utilisation significative d'avermectines (21%). Dans les zones sud et centre, un peu plus de 20% des traitements utilisent des formulations binaires (voire ternaires), associant des pyréthrinoïdes et des néonicotinoïdes. Près d'un traitement sur dix associe deux formulations différentes. L'impact environnemental (field EIQ) de ces pratiques est globalement modéré (32), mais très variable (0-169) entre parcelles. Il convient de favoriser la mise à disposition d'insecticides plus sélectifs, mais aussi de renforcer la formation des producteurs à l'utilisation raisonnée des insecticides, pour limiter les impacts sur l'environnement (en particulier auxiliaires des cultures), mais aussi sur la santé des utilisateurs et des consommateurs. (Texte intégral)

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