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Différentiels spatiaux de mortalité et degré de connectivité entre 1990 et 1999 : étude des échanges migratoires entre aires urbaines

Ghosn W., Kassie D., Jougla E., Rican S., Rey G.. 2013. Revue d'Epidémiologie et de Santé Publique, 61 : p. S110-S110. Colloque Thématique de l'ADELF. 3, 2012-05-15/2012-05-16, Toulouse (France).

Introduction. De fortes disparités spatiales de mortalité existent en France. Les facteurs de variation connus n'en expliquent qu'une faible part. Une des hypothèses permettant d'expliquer les disparités spatiales de mortalité est celle de l'impact de la connectivité entre les zones. Ce travail propose une méthode de caractérisation de l'intensité des connexions entre aires urbaines basée sur l'échange migratoire entre 1990 et 1999. Méthodes. Le modèle gravitaire d'interactions spatiales permet d'estimer un flux attendu qui est fonction de la taille et de la distance qui sépare deux aires urbaines. De cette estimation peut être déduite l'intensité de la connexion. Une typologie des connexions a été construite en prenant en compte simultanément les deux sens migratoires : flux fort dans un sens, faible ou moyen dans l'autre, etc. Les écarts quadratiques moyens de taux standardisés de mortalité (EQMM) sont ensuite calculés dans chacun de ces groupes puis comparés par sexe, tranche d'âges, période, et grande cause de décès. Résultats. Les EQMM sont décroissants, de façon monotone, avec l'intensité de la connexion : ils sont plus petits parmi les aires urbaines les plus connectées entre elles, et plus forts parmi celles qui le sont faiblement. L'association est plus forte pour les hommes, les cancers du poumon, les cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS), les cancers du sein, les maladies liées à la consommation d'alcool et les maladies respiratoires. Elle est en revanche identique pour les personnes âgées de moins de 65 ans et pour les deux périodes. Discussion. Les résultats de cette étude mettent en évidence une auto- corrélation de la mortalité des aires urbaines connectées indépendamment de la distance qui les sépare. Cette auto-corrélation est possiblement le reflet de caractéristiques communes, qui, au regard des causes de décès pour lesquelles l'association observée est la plus forte, semblent liées aux comportements à risque et à la prévention primaire. (Texte intégral)

Mots-clés : maladie de l'homme; migration; santé publique; zone urbaine; mortalité; france

Thématique : Autres thèmes; Maladies des animaux

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