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Maintenir l'agriculture urbaine au nom de la sécurité alimentaire : est-ce pertinent ? Cas de Antananarivo - Madagascar

Burnod P., Defrise L., Aubry C., Andriamanana V., Dupuy S., Perrin C., Benz H., David-Benz H., Andriandralambo N., Bélières J.F.. 2019. Montpellier : INRA; CIRAD, 1 p.. Journée du méta programme GloFoodS, 2019-07-13/2019-07-13, Montpellier (France).

45 % des surfaces de la capitale malgache sont cultivées Financé par le métaprogramme Glofoods du Cirad et de l'Inra, ce projet a montré que près de 45 % des surfaces sont cultivées. Parmi ces terres agricoles, deux tiers sont dédiés à la riziculture, 15 % au maraîchage et 12 % à la culture du manioc. Malgré la forte pression démographique de cette agglomération de plus de trois millions d'habitants. Le développement urbain ne se fait pas toujours au détriment des terres cultivées. Même si elle diminue dans le centre-ville, la surface agricole est en augmentation en périphérie d'Antananarivo. Une source de denrées alimentaires et d'emplois Ces unités paysagères contribuent fortement à l'approvisionnement des ménages urbains. La majorité des légumes consommés dans la capitale sont ainsi produits localement. Il en va de même pour environ 90 % des denrées avicoles. 53 000 tonnes de riz, soit 20 % des besoins de la ville, sont aussi récoltées chaque année. Cette agriculture urbaine est par ailleurs génératrice d'emplois. Près de 20 % des ménages de l'agglomération dédie une partie de leur activité aux cultures et à l'élevage. L'agriculture est donc une source importante de revenus dans cette ville où les autres secteurs d'activité fournissent peu d'alternatives en termes d'emplois. Une agriculture en interaction avec les espaces bâtis Une seconde phase d'enquêtes de terrain s'est employée à caractériser les profils des agriculteurs, leurs systèmes de production et leurs stratégies foncières. Ces travaux ont permis de distinguer trois paysages agri-urbains : les cressonnières du centre-ville, les rizières accolées à ce centre densément peuplé et l'espace périurbain où se pratique l'élevage et plusieurs types de culture. Des rizières menacées par l'urbanisation Certaines terres agricoles, et donc la production et les emplois qu'elles assurent, sont pourtant menacées par l'urbanisation. Pour répondre à la forte croissance démographique de la ville, des rizières du centre sont ainsi remblayées et font place à des infrastructures ou à des bâtiments. Ces terres agricoles jouent pourtant un rôle de bassin tampon lors des inondations, fréquentes pendant la saison des pluies. Mais l'extension des surfaces agricoles se fait parfois en parallèle à la croissance urbaine. Par rapport aux données satellitaires de 2003, les terres cultivées dans la zone périurbaine s'étendent légèrement malgré l'urbanisation. La ville ne fait donc pas toujours disparaitre l'agriculture.

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