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L'incertitude des systèmes alimentaires vulnérabilise les élevages steppiques maghrébins

Huguenin J., Kanoun M., Jemaa T., Hammouda R.F., Bouchareb B., Julien L., Belhamra M., Naja T.. 2017. In : Innovation for Sustainability in Sheep and Goats. Book of abstracts. Vitoria-Gasteiz : FAO; CIHEAM, p. 97. Seminar of the Subnetworks on Nutrition and on Production Systems of the FAO-CIHEAM Network for Research and Development in Sheep and Goats, 2017-10-03/2017-10-05, Vitoria-Gasteiz (Espagne).

Vers 2000, des travaux ont signalé une mutation silencieuse de l'élevage pastorale au Maghreb. Afin de saisir ces dynamiques, nous avons mené plusieurs études en zones steppiques des trois pays. Des facteurs de perturbations génériques se sont révélés à la fin du 20ème siècle : forte croissance démographique, périodes de sécheresses sévères, accaparement des terres de parcours pour développer les cultures, transformation des habitats, politique publique agricole mettant plus l'accent sur l'agriculture que sur l'élevage, évolutions socioculturelles (e.g. scolarisation, poids en diminution des Arch pour la régulation des accès aux ressources, etc.). Dès les années 1990, les éco-pastoralistes ont souligné l'augmentation des surfaces cultivées, la diminution des surfaces de parcours et la baisse de leur productivité. Il s'avère néanmoins que les cheptels ont une nette tendance à augmenter pour tenter de couvrir les besoins des trois pays. Les parcours naturels ne permettent de couvrir que 40 à 50 % des besoins des animaux (en Tunisie Central < à 20%.). Les chaumes, les "céréales sinistrés" les repousses de céréales en automne etc., sont pâturés. Mais il se révèle nécessaire d'apporter des concentrés, environ 30 à 45 % des besoins des animaux. L'obtention en concentré (e.g. orge, son de blé, etc.) est devenu un facteur majeur de vulnérabilité. Notre questionnement porte sur les potentialités à valoriser les ressources fourragères, par des usages ajustés des parcours et le recours à de nouvelles ressources. L'objectif est de diminuer la part des concentrés qui augmente l'incertitude dans les élevages et les coûts de production. Vers 2000, des travaux ont signalé une mutation silencieuse de l'élevage pastorale au Maghreb. Afin de saisir ces dynamiques, nous avons mené plusieurs études en zones steppiques des trois pays. Des facteurs de perturbations génériques se sont révélés à la fin du 20ème siècle : forte croissance démographique, périodes de sécheresses sévères, accaparement des terres de parcours pour développer les cultures, transformation des habitats, politique publique agricole mettant plus l'accent sur l'agriculture que sur l'élevage, évolutions socioculturelles (e.g. scolarisation, poids en diminution des Arch pour la régulation des accès aux ressources, etc.). Dès les années 1990, les éco-pastoralistes ont souligné l'augmentation des surfaces cultivées, la diminution des surfaces de parcours et la baisse de leur productivité. Il s'avère néanmoins que les cheptels ont une nette tendance à augmenter pour tenter de couvrir les besoins des trois pays. Les parcours naturels ne permettent de couvrir que 40 à 50 % des besoins des animaux (en Tunisie Central < à 20%.). Les chaumes, les "céréales sinistrés" les repousses de céréales en automne etc., sont pâturés. Mais il se révèle nécessaire d'apporter des concentrés, environ 30 à 45 % des besoins des animaux. L'obtention en concentré (e.g. orge, son de blé, etc.) est devenu un facteur majeur de vulnérabilité. Notre questionnement porte sur les potentialités à valoriser les ressources fourragères, par des usages ajustés des parcours et le recours à de nouvelles ressources. L'objectif est de diminuer la part des concentrés qui augmente l'incertitude dans les élevages et les coûts de production....

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