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Treize ans après : le regard d'un ancien du Nord-Cameroun, agronome de terrain, spécialiste du coton et des herbicides

Martin J.. 2009. Montpellier : CIRAD, 5 p..

Des nouveautés dans le paysage, les marchés ou les hôtels/restaurants. Quelques journées de tournée du sud au nord de la zone cotonnière, dans quelques segments de la zone cotonnière, c'est peu pour prétendre avoir une vision complète des changements intervenus dans les paysages agricoles et les parcours du Nord Cameroun, mais c'est suffisant pour en avoir un aperçu qualitatif et subjectif : - la présence de petits champs d'oseille de Guinée, variétés ou biotypes rouges, en agriculture pluviale, en concordance avec l'offre généralisée de "bissap" dans les hôtels de tout le grand nord (ravitaillés semble-t-il par des périmètres maraichers de Kousseri ?) ; - l'abondance dans les marchés entre Garoua et Ngaoundere d'arachide à grosses graines et pellicule bariolée ; - la percée encore modeste mais significative du soja, et l'apparition encore timide du tournesol ; - davantage d'agriculture (installation de migrants) entre Ngaoundere et Ngong, et sans doute le long de la nouvelle route entre Ngaoundere et Touboro ; - davantage de champs de sorgho à cycle long dans toute la zone parcourue, et semble- t-il aussi de sorgho de contre-saison (entre Moutouroua et Bidzar) ; davantage de champs de riz et de niébé ; - davantage de parcs arborés à Acacia albida ; - apparition de plantations de gommier ; - parcellaire agricole davantage matérialisé : cordons végétalisés (arbres ou arbustes, graminées cespiteuses, jatropha) et coton davantage imbriqué parmi les autres cultures (versus moins de coton en blocs de culture?). Spectaculaire illustration de la rotation coton-céréales dans les piémonts, avec plantation de coton dans les mêmes interstices rocheux que le sorgho de l'année précédente. Certains de ces changements peuvent être attribués aux projets ESA 1 et 2 : soja, riz, parcs arborés et embocagement, d'autres sont sans doute davantage spontanés. L'emprise du coton dans le paysage entre Garoua et Maroua ne semble pas moindre qu'il y a 15 ans, même si elle est en forte baisse

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