Gestion de la diversité variétale du riz pluvial pour contrôler la pyriculariose
Raveloson H., Rafenomanjato A., Ramanantsoanirina A., Sester M., Raboin L.M.. 2016. In : Duchaufour Hervé (ed.), Razafimbelo-Andriamifidy Tantely (ed.), Rakotoarisoa Jacqueline (ed.), Ramamonjisoa Bruno (ed.), Rakotondravao. Recherche interdisciplinaire pour le développement durable et la biodiversité des espaces ruraux malgaches. Application à différentes thématiques de territoire. Antananarivo : MYE, p. 137-167.
A. Le riz constitue l'aliment de base de la population à Madagascar. La culture du riz pluvial s'est développée sur les versants des collines des Hautes Terres malgaches, pour répondre à une forte demande et faire face à la saturation des terres inondées permettant la riziculture irriguée. Actuellement, le riz pluvial fait partie intégrante du paysage et devient même par endroit dominant dans les systèmes de culture pluviaux. Cette rapide extension de la riziculture pluviale est le résultat de la diffusion de variétés adaptées à l'altitude, développées dans le cadre du programme d'amélioration génétique mène en partenariat par le Centre National de Recherche Appliquée au Développement Rural malgache (FOFIFA) et le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) depuis le milieu des années 1980. Malheureusement, la plupart de ces premières variétés se sont révélées sensibles à la pyriculariose entrainant des épidémies importantes dès le début des années 2000. La pyriculariose, causée par Magnaporthe oryzae est la maladie fongique la plus dévastatrice du riz, en particulier pour la riziculture pluviale. Cette maladie représente une menace et un frein à la diffusion des systèmes de culture à base de riziculture pluviale à Madagascar. La principale méthode de lutte contre la pyriculariose est la sélection et l'utilisation de variétés résistantes. Cependant les échecs des variétés résistantes, du fait du contournement des résistances par les populations de l'agent pathogène, sont très nombreux. Dans le contexte d'une agriculture de subsistance et de petit paysannat sur les Hautes Terres centrales, il est crucial de développer des méthodes de lutte pouvant réduire la pression de la maladie sans recourir aux pesticides et améliorer la durée de l'efficacité des résistances variétales. Les associations ou mélanges de variétés de riz pourraient permettre de réduire les épidémies de pyriculariose. Le projet GIPyri (Gestion Intégrée d
Mots-clés : oryza sativa; riz pluvial; magnaporthe grisea; pyricularia; variété; diversification; variation génétique; résistance génétique; génétique des populations; virulence; pathologie végétale; région d'altitude; laboratoire; madagascar
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Chapitre d'ouvrage
Agents Cirad, auteurs de cette publication :
- Raboin Louis-Marie — Bios / UMR PVBMT
- Sester Mathilde — Persyst / UPR AIDA
