Etude des mécanismes de neurovirulence associés à l'infection par le virus de la fièvre de la vallée du Rift chez l'Homme
Quellec J.. 2024. Montpellier : Université de Montpellier, 242 p.. Thèse de doctorat -- Biologie santé.
La fièvre de la vallée du Rift (FVR) est une arbovirose d'origine zoonotique, sévissant principalement en Afrique, affectant les troupeaux de ruminants mais également les Hommes. Suite à l'infection par son agent causal, le virus de la fièvre de la vallée du Rift (RVFV), les manifestations cliniques humaines sont parfois associées à des troubles neurologiques sévères encore très peu caractérisés. Le système nerveux central (SNC), considéré comme le centre de coordination de l'ensemble des fonctions du système nerveux, est composé des neurones, l'unité cellulaire fonctionnelle du système nerveux, et des cellules gliales, telles que les astrocytes, qui ont de nombreuses fonctions de support nécessaires au bon fonctionnement des neurones. Les capacités de renouvellement cellulaire étant limitées, plusieurs barrières cellulaires, telles que la barrière hémato-encéphalique (BHE), ou encore une réponse immunitaire spécifique du SNC, vont isoler et protéger le SNC du reste de l'organisme. Malgré la manifestation de troubles neurologiques chez l'Homme et l'exploration des mécanismes de neuropathogénèse chez les modèles animaux, la capacité du RVFV à infecter le SNC humain ainsi que l'origine immunitaire ou virale des dommages tissulaires observés sont encore inconnus. Le but de ce projet de thèse a été d'explorer in vitro la neurovirulence du RVFV chez l'Homme et notamment de confirmer son neurotropisme et d'explorer ses mécanismes de neuroinvasion. Différentes approches de biologie moléculaire et cellulaire ont permis de confirmer la capacité du RVFV à infecter les astrocytes humains, à se répliquer tout en induisant l'apoptose retardée des cellules infectées et une inhibition de la réponse immunitaire induite. Il a pu être confirmé in vitro que le RVFV est potentiellement capable d'accéder au SNC, par un mécanisme de neuroinvasion d'infection directe des cellules endothéliales de la BHE, sans induire d'effets délétères sur l'intégrité de cette barrière dans les temps préc
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