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Influences de la température, des pratiques agricoles et du contexte paysager sur la dynamique d'infestation de Chilo sacchariphagus, ravageur de la canne à sucre

Guinjard N., Tran A., Rusch A., Soti V.. 2025. Saint-Pierre : CIRAD-INRAE; DPP CAPTERRE, 2 p.. Rencontres Géomatiques de La Réunion (RGR 2025), 2025-09-18/2025-09-18, Le Tampon (Réunion).

DOI: 10.18167/agritrop/20515

La culture de la canne à sucre demeure la principale production agricole de l'île de La Réunion. Toutefois, cette culture est exposée à de nombreuses contraintes biotiques, incluant les adventices, les agents pathogènes et les arthropodes ravageurs. Parmi ces bioagresseurs, Chilo sacchariphagus, un papillon foreur, représente l'une des principales menaces. En effet, ses larves se développent à l'intérieur des tiges qu'elles consomment, entraînant chaque année d'importantes pertes de rendement. Pourtant, l'articulation des principaux facteurs expliquant les dynamiques d'infestation reste encore mal comprise. Cette présentation se propose d'explorer, par une approche statistique multi-échelles, les principaux processus impliqués dans la dynamique d'infestation de C. sacchariphagus à la Réunion, à partir d'un jeu de données entomologiques (piégeages et observation des dégâts causés par le papillon) collectées sur 16 parcelles situées à Petite-Île pendant deux ans. Pour expliquer les différences d'infestation, nous avons considéré les conditions météorologiques, le contexte paysager, les pratiques agronomiques et des données sur les communautés d'arthropodes prédateurs pouvant réguler les populations du papillon foreur. Pour cela, différentes méthodes d'acquisition de données spatialisées recoupant ces thématiques ont été mises en oeuvre pour générer un jeu de variables explicatives, et ce, à différentes échelles spatiales. Nos résultats montrent que les dommages provoqués par C. sacchariphagus sont modulés par certaines pratiques agricoles, la température du trimestre le plus humide et des caractéristiques de la structure du paysage à 250 m. En revanche, notre étude indique que l'abondance globale des principaux prédateurs généralistes n'a pas d'effet significatif sur les dégâts observés. Cette étude suggère qu'une utilisation moindre d'engrais et d'herbicides et une diversité de cultures à proximité immédiate des champs pourraient contribuer à limiter les dommages. En

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