Interactions entre dynamique spatio-temporelle des ravageurs et structure des paysages agricoles : Approches démo-génétiques appliquées à la mouche orientale des fruits Bactrocera dorsalis dans les bassins de production de mangue sénégalais
Caumette C.. 2025. Montpellier : Institut Agro Montpellier, 332 p.. Thèse de doctorat -- Biologie et écologie évolutives.
Les insectes ravageurs constituent une cause majeure de pertes agricoles, et les méthodes de lutte peinent encore à contrôler efficacement leurs populations. Dans ce contexte, une approche intégrée fondée sur les principes de l'agroécologie peut favoriser le développement de stratégies de gestion durables à l'échelle territoriale. Dans cette perspective, il est essentiel d'améliorer notre compréhension des processus écologiques qui sous-tendent la persistance des populations à l'intersaison et la ré-infestation saisonnière des cultures. Dans cet objectif, nous avons développé une approche de démo-génétique paysagère appliquée à la mouche orientale des fruits, Bactrocera dorsalis (Diptera, Tephritidae), espèce invasive et principale menace pour la filière mangue au Sénégal. Dans les principaux bassins de production (Niayes et Casamance), les populations présentent de fortes fluctuations annuelles, avec un pic d'abondance à la saison des mangues, suivi d'un effondrement, voire d'une extinction locale. Nous avons ainsi analysé trois suivis longitudinaux pluriannuels, contrastés par leur échelle et leur structure spatiales, en combinant des données spatio-temporelles à la fois démographiques (abondance), génétiques (SNP) et environnementales (pratiques culturales, structure du paysage et variables bioclimatiques). Nous avons tout d'abord couplé modélisation mécaniste et apprentissage automatique afin d'identifier les facteurs environnementaux favorisant la persistance des populations à l'intersaison, ainsi que la précocité de ré-infestation des cultures. Nos résultats montrent que les dynamiques saisonnières sont dépendantes des conditions environnementales. Dans les Niayes arides, lorsque l'hôte est absent en saison sèche, les populations se contractent fortement dans des habitats refuges qui limitent les stress hydrique et thermique, délétères pour la survie et la reproduction. Ces refuges constituent alors des sources de ré-infestation à la saison des mangues. À l'in
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