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Les contrats Territoriaux d'Exploitation (C.T.E.) dans le Haut-Languedoc héraultais : de nouvelles relations possibles entre agriculture, forêt et société ? Le cas du plateau du Somail : tournée d'étude dans le Haut-Languedoc du 16 au 20 octobre 2000

Bernard C., De Foresta H., Figuié M., Peltier R., Sibelet N., Smektala G.. 2000. Montpellier : ENGREF [Montpellier], 22 p..

Cet exercice pédagogique, proposé dans le module "Initiation à l'analyse systémique appliquée au milieu rural", à pour but d'étudier la réaction du monde rural face à l'introduction des Contrats Territoriaux d'Exploitation (C.T.E.) dans le cadre de la réorientation de la politique agricole française. [...] Sur le plateau du Somail, les pratiques des agriculteurs et des forestiers enquêtés sont souvent proches de l'esprit des C.T.E. En effet, les agriculteurs pour la plupart pratiquent une agriculture biologique ou utilisant un minimum d'intrant et font des productions de qualité (labels viande, fromages, miel, etc...) plutôt que de quantité. La création d'emploi et l'accueil du public sont très souvent recherchés. Les forestiers qui ont été accusés d'enrésiner le plateau, cherchent à améliorer leur image par des réalisations encore à petite échelle: régénération du hêtre aux dépens du sapin, plantation de feuillus précieux, suppression de plantations en bordure de ruisseau, sur les tourbières ou les landes sommitales. Ils favorisent l'accueil du tourisme et la protection de la biodiversité. En définitive, les acteurs locaux sont favorables aux C.T.E. sur la forme mais sont réservés sur le fond. Ils jugent unanimement manquer d'informations sur ces contrats. Ils craignent que ces aides d'un montant très limité (30 000,00 FF par an) ne viennent se substituer aux aides actuelles beaucoup plus importantes et condamnent, à terme, leur exploitation. Ils notent des incohérences entre les nouvelles mesures et les anciennes. Ils soulignent la lourdeur administrative et craignent un excès de contrôles. Ainsi, dans une région où les pratiques agricoles sont compatibles avec l'esprit des C.T.E., ceux-ci ne suscitent pas l'engouement qu'on aurait pu attendre. Il apparaît nécessaire d'accélérer la procédure de mise en place pour que les agriculteurs puissent "juger sur pièce". Il semble indispensable d'inclure la forêt dans ce type de démarche car les gestionnaires ne pourraient

Mots-clés : agroforesterie; tourisme; politique agricole; france; languedoc-roussillon; contrats territoriaux d'exploitation

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